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Qatarina, la nouvelle pépite littéraire signée Gabriel Malika

 

    En exclusivité, la première de couverture de Qatarina - France Net Infos
En exclusivité, la première de couverture de Qatarina – France Net Infos

Son premier roman Les Meilleures Intentions du Monde était une ode à Dubaï, cet ancien village de pêcheur devenu pôle mondial. Gabriel Malika jette aujourd’hui l’ancre en «Qarabie», petite monarchie du Moyen-Orient, avec son nouveau récit Qatarina qui paraîtra en janvier 2014. Entretien exclusif de France Net Infos avec cet Occidental qui conte son amour pour l’Orient à travers ses livres.

Après une année d’écriture, votre second roman est enfin prêt. Que pouvez-vous révéler au public ?

C’est une fiction qui a pour cadre une petite pétromonarchie du Golfe au moment de la coupe du monde d’un sport très populaire en 2022.

Plus de deux années se sont écoulées depuis la publication de votre premier roman Les Meilleures Intentions du Monde. Cela a-t-il provoqué un tournant dans votre vie ?


Disons que l’écriture a pris de la place dans ma vie. Quand j’ai écrit mon premier roman, je voulais d’abord me prouver que je pouvais aller au bout, le finir, le publier, le promouvoir et le vendre un peu. Mais très vite, je me suis rendu compte que cela ne me suffisait pas. Tant que je n’ai pas eu l’idée du deuxième roman, je me suis senti insatisfait. Je ne conçois plus la vie sans écrire.

Les Meilleures Intentions du Monde a été applaudi par la critique. Dans quel état d’esprit étiez-vous durant l’écriture de votre second roman ?


J’écrivais dans l’urgence. Le sujet de mon deuxième roman est intimement lié à l’actualité du sport et du Moyen-Orient. Un petit évènement peut venir bouleverser mon récit et le rendre obsolète. Le bon accueil réservé au premier roman m’avait prouvé que je pouvais trouver un public. Pour le deuxième roman, c’était autre chose. J’avais des choses à dire, il fallait que ça sorte coûte que coûte, et peu importe la manière dont le livre serait reçu.

Votre deuxième roman comprendra-t-il de nombreux personnages d’horizons très différents comme ça a été le cas pour son prédécesseur ?

Non. Il n’y a que trois ou quatre personnages centraux dans mon deuxième roman et ils se croisent tout le temps. Dans le premier roman, mes lecteurs avaient aimé se plonger dans l’histoire de chacun des personnages mais lorsque le chapitre se finissait, ils en éprouvaient de la déception et de la frustration.

Vous résidez actuellement à Dubaï, au Moyen-Orient mais êtes français. Pourquoi avez-vous décidé de migrer dans une région du monde si différente de la nôtre ?

J’aime beaucoup la France mais je n’y apprenais plus rien et je commençais à m’y ennuyer ferme. Quand mon entreprise me proposa l’expatriation, je fis le choix du monde le plus différent possible. Il faut tout réapprendre, le langage, la communication non verbale, les us et coutumes locales. Je me suis vite rendu compte que je ne venais pas vivre dans une ville arabe mais dans une métropole cosmopolite où les Indiens, les Philippins ou les Sud-Africains avaient autant de place que les Emiratis. Confronté à toutes ces cultures, j’ai compris que j’avais fait le bon choix et que le monde devenait soudain plus grand. Dans ce monde, j’étais en minorité. Je devais faire l’effort. Ce fut salutaire.

Quelle inspiration vous procure-t-elle ?

Ce sont les gens qui vivent dans cette région qui m’ont inspiré. Je me suis nourri de leurs histoires et de leurs espoirs. Dubaï est une exception au Moyen-Orient. C’est là que les Iraniens investissent, que les Palestiniens trouvent refuge, que les Saoudiens viennent s’encanailler, que les Indiens font du business. On ne soulignera jamais assez le rôle que Dubaï joue au cœur de cette région tourmentée.

Est-il facile pour un individu originaire de l’Occident de s’adapter à un tel mode de vie?

Dubaï n’est pas Riyadh. A condition de respecter certaines règles, un occidental peut tout faire. On voit des femmes en bikini sur la plage, les gens boivent de la bière dans les pubs mais aucun débordement n’est toléré. Je ne me suis jamais senti oppressé à Dubaï. Concernant la langue, je ne maîtrise pas l’arabe et sa connaissance m’aurait ouvert des portes, c’est certain.

Quels sont vos projets à venir?

J’ai commencé la rédaction de mon troisième roman. Ce sera un livre beaucoup plus personnel où les souvenirs et les anecdotes se mêleront à la fiction.

 

Qatarina de Gabriel Malika (éditions Intervalles, 192 pages), sortie le 23 janvier 2014; 17,00€.

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Un commentaire

  1. Manou Fuentes

    Merci pour cet article prometteur. J’ai beaucoup aimé  » les meilleures intentions du monde » que Gabriel Malika avait eu la gentillesse de me dédicacer. J’attends avec impatience la sortie de ce second roman dont je trouve l’image de couverture magnifique. Outre le titre, elle allie en effet, couleurs chaudes, design stylisé et lunettes au reflet énigmatique. J’aime beaucoup.

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