Rencontre avec l’actrice Lou Lampros

En 2024, Lou Lampros nous avait émus dans le film de Gaël Morel, Vivre, mourir, renaître, présenté au Festival de Cannes dans la section Cannes Première. Elle interprétait une jeune femme en couple avec un homme qui tombe amoureux d’un autre homme. On est en 1990, les années Sida. Emma est amoureuse de Sammy et  vient d’avoir un enfant. Elle doit faire des choix pour continuer à vivre. Depuis quelques années maintenant, Lou Lampros s’est fait une place dans le cinéma français et même international. C’est avec le cinéaste espagnol Rodrigo Sorogoyen, à 19 ans, qu’elle fait ses premiers pas devant la caméra. C’était dans le très beau Madre. Après, elle a tourné dans des films et avec des réalisatrices et réalisateurs très différents, mais toujours en prenant soin de choisir ses rôles, toujours intenses.

Nous l’avons rencontrée au dernier Festival de Cannes. Pour une fois, elle n’y était pas pour présenter un film mais dans le cadre des « 10 to watch », un dispositif initié par Unifrance et destiné à mettre en avant plusieurs jeunes talents du cinéma français auprès de la presse française et internationale.

France Net Infos : L’année dernière, vous étiez au Festival de Cannes pour présenter Vivre, mourir, renaître, le film de Gaël Moral. Quels souvenirs gardez-vous de la projection ?

Lou Lampros : Ce film a été une belle expérience. Gaël a créé des liens très forts entre lui et nous trois, les comédiens, Victor, Théo et moi. La projection était incroyable. Catherine Deneuve était dans la salle et nous a félicités à la fin. De toute façon, chaque fois que je suis venue à Cannes présenter un film, j’ai vécu des moments très forts.

France Net Infos : C’était votre quatrième fois à Cannes…

Lou lampros : Oui, je suis venue pour la série d’Olivier Assayas Irma Vep, pour De son vivant d’Emmanuelle Bercot qui étaient en sélection officielle. A l’Acid, il y a eu aussi le film de Lucas Delangle, Jacky Caillou.

France Net Infos : Cette année, vous êtes au Festival avec d’autres talent d’Unifrance, des comédiens et comédiennes mais aussi des réalisateurs et réalisatrices. Qu’attendez-vous de ce rendez-vous ?

Lou Lampros : C’est une façon de pouvoir être en contact avec des gens de sa génération. C’est vraiment trop bien d’être dans un endroit où, pour une fois, on ne vient pas pour défendre un film et un personnage. On est là pour parler du métier. Il y a moins d’enjeux, moins de stress C’est hyper agréable.

France Net Infos : Quels sont vos projets ?

Lou Lampros : J’ai tourné dans le premier film de fiction du documentariste Camille Ponsin. Je joue une jeune fille qui part vivre dans les bois, sauvagement. Le film montre aussi la relation entre une mère et sa fille. C’est Céline Sallette qui joue le rôle de la mère.

France Net Infos : On a l’impression que vous prenez beaucoup de soin à choisir vos personnages. Ce sont toujours des rôles intenses.. Comment expliquez-vous vos choix ?

Lou Lampros : J’ai l’impression qu’il y a un endroit un peu inexplicable où on est attiré par un personnage qui est sûrement un endroit très intime. Quelque chose qu’on trouve comme ça et qui nous paraît un peu évident. Pour Emma dans le film de Gaël Morel, les rapports hommes-femmes et l’idée que ce soit la femme qui accepte la part de féminité chez l’homme m’intéressaient énormément. Ce qui m’a vraiment le plus accrochée, c’est l’idée qu’elle accepte la relation entre ces deux hommes. Pour moi, ce rôle, c’est vraiment ce qu’on fait par amour. L’amour, c’est quelque chose d’inexplicable. Et puis, le scénario était tellement beau et émouvant. Pour le film de Camille Ponsin que je viens de tourner, ce qui m’a plu avec cette fille sauvage, c’était l’idée d’aller vers les choses sans les penser, et de les faire, de partir de ses pulsions et de les vivre à fond. Je pense qu’elle a un de désir de liberté, d’un ailleurs assez fou. J’aime ce genre de personnages qui me font aller chercher des choses en moi. J’aime tellement mon métier que je n’ai pas envie de devenir un produit. Mais ça n’empêche que j’ai envie de tourner tout le temps !

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