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(Con)fusion à l’Université Paris Diderot

Vendredi dernier, une manifestation étudiante a perturbé l’assemblée générale qui devait se tenir dans une salle de cours sur le campus de l’université. 

Le but de ces trois heures de réunion à l’université était de voter la feuille de route proposée par la présidence de l’université Paris 7 – Diderot, en vue d’une future fusion avec les universités Paris 3 et 5.

C’était sans compter sur la désapprobation des étudiants et des différents UFR (Unités de Formation et de Recherche) de l’Université Paris Diderot, qui sont indispensables à l’omnidisciplinarité de la possible université fusionnée.

La mobilisation anti-fusion, organisée depuis des semaines, a conduit la présidente de l’université Diderot à faire preuve de prudence en ne prévenant qu’au dernier moment les représentants des syndicats étudiants (coopérants avec les contestataires étudiants) appelés pour l’AG du lieu de la réunion.

Mais les manifestants ont semblé plus coriaces que prévu puisqu’ils ont réussi a empêcher l’AG de se tenir.

Pour cela, ils ont dû faire face à des comportements puérils et démesurés. La réaction de certains membres services de sécurité était inadaptée par rapport à la manifestation passive, comme une ou deux injures malencontreuses ou des leurres sur l’emplacement de salle de réunion par la présidence. Il faut toutefois nuancer ces propos car il ne concerne pas l’ensemble des membres de la sécurité et ces réactions étaient spontanées et commandées par aucune autorité.

Il a fallu passer par toute cette agitation inutile pour repousser une fusion qui était d’abord rejetée par Christine Clerici, la présidente de Paris 7. Mais l’État qui au contraire désire développer des universités d’envergure, aurait laissé entendre, selon nos sources, qu’il couperait L’IDEX (Initiative D’excellence), un financement pour la recherche qui se compte en millions d’euros, en cas de non-fusion. De quoi faire changer d’avis la présidente ? Il selblerait.

Du côté des autres universités concernées, Paris 3 – Nouvelle Sorbonne, qui a subit également un envahissement l’AG, a tout de même approuvé leur feuille de route en déplaçant leur assemblée au rectorat pendant les 3 heures imparties de la réunion.

Tandis que le vote à Paris 5 – Descartes a largement été en direction de la future fusion. Il faut noter que cette université, spécialisée dans la santé, sera le fer de lance de la future université, destinée à une renommée mondiale dans le domaine médical. Paris 13, qui devait faire partie intégrante du projet, sera pour sa part non pas comprise dans la fusion, mais associée à la future université. La direction de P7 prétextant une distance de campus trop éloignée, alors que les étudiants anti-fusion accusent les universités de ne pas vouloir accueillir des étudiants de banlieue.

Une nouvelle date pour l’assemblée générale a été communiquée par la présidente de P7 (lien). Il s’agit du mardi 3 janvier 2017, une date plus que désavantageuse pour les étudiants qui jongleront entre la fin des fêtes et le début partiels. Et cette fois-ci pas question d’un nouvel envahissement puisqu’elle se tiendra au rectorat. « A bon entendeur … salut »

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