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Dominik Nicolas se livre sur FRANCE NET INFOS

Pour certains d’entre vous le nom de Dominik Nicolas Dminique Nicolas 2ne vous dira rien. En revanche, si je cite les chansons,  » L’aventurier« , « Canary Bay« , « Trois nuits par semaine », vous serez plus nombreux à prêter votre attention et à penser aux premiers succès d’Indochine. Vous aurez raison, et vous serez ravi d’apprendre que Dominik Nicolas fût le co-fondateur du groupe Indochine avec Nicola Sirkis, en plus d’avoir été le guitariste du groupe, et surtout d’avoir composé ces succès que l’on fredonne encore après trois décennies. Après avoir annoncé son retour sur le devant de la scène et son premier clip le 20 novembre dernier ici même, Dominik Nicolas se livre sur FRANCE NET INFOS, pour évoquer sa carrière, et bien sûr son premier album solo, très attendu.

Un album solo plus de 20 ans après avoir quitté Indochine. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? J’ai quitté Indochine en 1994 sans regrets après 15 belles années au sein du groupe. Le rythme albums/promo/tournées nous avait bien usé et les dissensions entre nous se faisaient de plus en plus sentir. J’ai préféré tout arrêter et me consacrer en premier lieu à ma vie personnelle. J’ai fondé une famille, j’ai consacré du temps à mes loisirs : les voyages, la pêche à la mouche, le pilotage…. Au bout d’un an, en 1995, j’ai ressenti de nouveau le besoin de jouer. Depuis, je n’ai jamais cessé de composer, mais plus pour le plaisir. En parallèle, j’ai également réalisé des documentaires sur la pêche à la mouche, ma grande passion, qui ont été diffusés à la télévision et sur le câble et qui, pour certains, sont également sortis en DVD. En 2004, mon travail a abouti à un projet d’album électro instrumental que je n’ai, au final, jamais souhaité sortir car il ne me ressemblait pas assez. De surcroît, il ne s’agissait pas d’un album qui contenait des chansons, c’était plutôt un exercice de style. Cet album expérimental m’a amené à la réflexion que cette fois-ci, pour faire un disque, il me fallait retrouver la spontanéité et la fraîcheur de mes débuts, mais aussi la complicité avec une personne qui ait à la fois un univers semblable au mien et surtout la maturité d’écriture correspondant à mon âge et à mon vécu d’aujourd’hui.

Vous avez trouvé cette personne, et on peut dire que cet album solo est le fruit de votre rencontre avec Noël Matteï. C’est ma rencontre avec Noël Matteï (ex-chanteur du groupe Madinkà, auteur et romancier) en 2010, qui m’a bien motivé, notamment grâce à nos goûts musicaux communs. Après notre rencontre, et à la vue de nos nombreuses affinités artistiques et humaines, nous sommes repartis de zéro pour cet album, tant au niveau des musiques que des textes. Au final, Noël a écrit la quasi-totalité des textes de mon album solo. Durant la conception de cet album, j’ai pris la décision de chanter l’intégralité des textes, un nouvel exercice pour moi, et j’ai joué l’intégralité des instruments.

Comment s’est passé ce travail de collaboration avec Nöel Matteï ? Pour les textes de cet album, on a travaillé en binôme. Nous nous sommes beaucoup vus et avons eu de nombreux échanges. Il a travaillé en fin psychologue dans le sens où il a été à l’écoute de la personne que je suis profondément et a ainsi pu écrire des textes qui me ressemblent vraiment. Il y a mis tant ma pudeur et ma douceur, que le côté cash de mes convictions, ma sensibilité,  mes forces et mes rêves, mais aussi mes illusions et mes désillusions.. Bref, il a su très fidèlement retranscrire les émotions de celui que je suis aujourd’hui. Si les paroles ne m’avaient pas ressemblé, je n’aurais pas pu les chanter. C’est certainement pour ça, qu’au final, le disque est exactement ce que je voulais qu’il soit.

Peux t’on connaître les thèmes abordés sur l’album ?  S’il fallait définir l’album, je dirais : liberté, évasion, maturité, secret, protéger, amour, pudeur… Les chansons parlent des idéaux de jeunesse ancrés et nullement fanés, des rêves inavoués et obsédants, de la fuite du temps et du désir de cristallisation, de la fraîcheur et de l’espoir de tolérance universelle, mais aussi du pessimisme écologique, du combat de la monotonie et de l’ennui via les amours et les amitiés solaires…. Je me sens bien dans ces textes qui tournent autour des rapports humains, de l’amour et des valeurs de partage. Cet album est aussi un clin d’oeil pour mes enfants qui n’ont pas connu ma période d’activité au sein d’Indochine. J’ai par ailleurs signé un duo avec ma fille, auteure du texte. Le premier single de l’album « underground », parle de la séparation, du temps qui passe, mais libre à chacun d’y trouver sa propre interprétation.

Depuis fin novembre le clip « Underground » est en ligne. Il a été réalisé par Peggy m & Scarlett Owls.  Pourquoi ce choix ? Peggy m & Scarlett Owls est une graphiste-vidéaste-réalisatrice talentueuse et reconnue (Vanessa Paradis, Jean-Louis Aubert, Indochine, Didier Wampas…), c’est aussi une amie proche de Noël Matteï depuis 20 ans. Elle nous a donc rejoint pour s’occuper des graphismes de l’album et également réalisé le clip « Underground ». J’espère que l’aventure continuera avec elle dans le futur…

Pouvez-vous nous dire comment vous composez, comment vous vient l’inspiration avec un texte ? Tout démarre par des grilles d’accords sur lesquelles je place des mélodies. Une fois le climat de la mélodie principale trouvée, on pose le texte dessus…Pour ma part, je tire mon inspiration des groupes punk rock de mon adolescence comme The Clash. J’aime aussi beaucoup Lou Reed, les Beatles, les Rolling Stones, ou des sons plus électro comme ceux de Kraftwerk.

Lorsque vous avez commencé à vous intéresser au rock, vous alliez régulièrement au Gibus et au Rose Bonbon. Où iriez-vous aujourd’hui au même âge ? Je ne sais pas, peut être au Bus Palladium ou au Bateau Phare… Mais aujourd’hui, on découvre surtout les groupes sur internet..

Beaucoup de groupes critiquent d’ailleurs Paris, qui n’est plus ce lieu idéal pour se faire connaître. Aujourd’hui les groupes paient pour jouer dans des salles. Quel regard avez-vous de la scène actuelle ? Paris est quand même l’endroit idéal pour se faire connaître. Aujourd’hui c’est difficile pour tout le monde, même si le 2.0 est prépondérant pour se faire remarquer. La preuve est que les labels surveillent les groupes sur le net avant de les signer….

Sur la scène française, quels groupes ou artistes vous ont marqué ces dernières années ? Il y a plein de nouveaux groupes intéressants. J’aime bien Moodoïd, Lescop ou les Louves. Je suis toujours à l’affût de nouveautés sur internet. Le fait d’être à l’écoute me permet d’évoluer, de trouver de nouvelles inspirations tout en gardant ma patte musicale.

J’ai lu récemment un commentaire sur votre clip « Underground », qui disait : « Indochine, c’était lui en fait ! » Il est vrai que vous avez composé les tubes les plus mythiques du groupe, l’Aventurier, Trois nuits par semaine, Tes yeux noirs ou encore Canary Bay, pour ne citer que les principaux. Quel regard avez-vous sur le succès d’Indochine aujourd’hui, complètement relancé depuis les années 2000 avec le tube « J’ai demandé à la lune » et un son beaucoup plus rock, moins synthétique que dans les années 80 ? Je suis fier d’avoir co-fondé Indochine en 1981 et d’en avoir fait partie jusqu’en 1994. Ca me fait plaisir que le groupe soit toujours là après 3 décennies. Content de voir que les morceaux que j’ai composés au sein d’Indochine emportent toujours le public aujourd’hui durant leurs concerts. Le son du groupe a évolué entre ma période et le renouveau connu depuis la période « Paradize ». Je ne me permettrai pas de juger. C’est comme si je donnais mon avis sur un autre groupe. Après, c’est quand même un combo de référence dans le paysage français. Il est toujours en activité avec un parcours respectable sur le fond. Après je ne suis pas fan de tout…

Alors pas de regrets à ne pas partager sur scène cette réussite ? J’estime qu’aujourd’hui nous pouvons chacun avoir notre carrière, que toute l’Indofamily puisse s’exprimer, car il y a de la place pour tous. Le seul truc que je n’aime pas c’est quand des personnes viennent sur mon Facebook ou mon Twitter pour débattre et nous mettre en opposition moi et Indochine. Je ne souhaite que de bonnes ondes.

Quand on a composé des morceaux aussi connus que ceux énoncés ci-dessus, comment ne pas avoir une appréhension lorsque vous composez vos nouveaux morceaux ?  Je suis musicien depuis 1981, l’inspiration est toujours présente. La musique fait partie de ma vie. Composer est toujours un plaisir, une évasion. Ce qui me plaît le plus au final c’est de faire des chansons pop, avec un texte et une musique. C’est vraiment ce qui me motive et m’emporte.

Difficiles de ne pas vous demander quelles sont vos relations avec Nicola Sirkis aujourd’hui ? J’ai quitté le groupe en 1994 car nous ne nous entendions plus. Nous ne sommes plus en contact depuis. Nous nous sommes uniquement revus lors de l’enterrement de Stéphane en 1999. Je n’ai jamais regretté d’avoir fait partie d’Indochine, nous avons fait de belles choses ensemble, c’est ce qui reste et c’est l’essentiel. C’est comme un divorce, c’est la vie. Chacun mène maintenant sa carrière en solo.

Et pour revenir à votre travail de composition aujourd’hui pour votre album solo, ressentez-vous une certaine appréhension à proposer de nouveaux titres alors que l’on chante encore aujourd’hui L’aventurier ? Comment gérez-vous cela ? Notamment du point de vue des attentes …? Je pense qu’il ne faut pas vivre dans le passé. Ces succès n’étaient pas calculés. Aujourd’hui ma démarche personnelle est de faire primer l’artistique sur le marketing, certes ce n’est pas évident à l’heure actuelle, mais je crois qu’il y a une attente du public dans ce sens. Je souhaite garder une proximité avec le public, donner des concerts dans des petites salles, proposer des chansons aux textes ciselés et aux mélodies bien léchées. Bien sûr il ne faut pas rester obtus et savoir évoluer en fonction des envies et des désirs. Ce que je souhaite avant tout c’est vraiment faire de belles choses, dans de bonnes conditions. Après tout, je dois ma carrière au public, c’est un juste retour des choses que de revenir en leur proposant mon album, une belle promo et des concerts.

On parle beaucoup de cet album mais on n’a pas encore de date. Sur certains sites il était annoncé pour 2014, maintenant pour 2015. Pourquoi ce flou ? Avez-vous plus d’infos sur sa date de sortie  ? « Underground », le premier single est disponible sur les plateformes de téléchargement légale depuis le 25 novembre dernier et notamment sur iTunes. Un EP 4 titres sortira au premier trimestre 2015. L’album est prêt. Sa sortie est prévue au deuxième trimestre 2015.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur sa réalisation ? Il a été mixé par Charles de Schutter (M, The Dukes..) chez Rec n’Roll en Belgique, qui a réussi à parfaire la chromie rock et non lisse que je souhaitais produire et qui me caractérise totalement. Il contient 13 titres.

10603529_855485661149826_216887031668992999_nJe suppose qu’une  tournée sera programmée. Sur scène qui vous accompagnera ? La tournée est en train de se mettre en place. Il y aura des dates en club à partir du printemps jusqu’à l’automne. On a également prévu de faire des festivals durant l’été. Le tout entre la France et la Belgique. J’ai déjà le line up des musiciens. Le cahier des charges était simple : des gens cool et qui jouent bien. A la batterie, il y a Jocelyn Moze (ex Vegastar, Empyr…), Vanessa Eldoh-Wayne, la guitariste des Louves, MelanoBoy aux claviers et un autre guitariste, Nicolas Bauguil, qui a joué sur la dernière tournée d’Emilie Simon mais aussi avec Justice.

Que peux t’on vous souhaiter ? Une longue carrière solo ? Je ne fais pas de plans sur la comète. Je suis déjà très content de sortir un album qui me ressemble, de retrouver le public, qui a toujours été très enthousiaste à mon égard, et de défendre l’album en live.

Merci à vous, un dernier mot peut être ? Merci à tous les fans pour leur soutien, leurs messages et leurs bonnes ondes. C’est eux qui par leur soutien, avec la sortie du single, en allant sur iTunes, partageant, aimant sur internet et les réseaux sociaux, qui lancent aussi la machine ! :) Rendez-vous bientôt en concerts ;-)

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=rWQMKqcWCXQ]

 

A propos guillaume joubert

Après avoir été rédacteur sur divers sites musicaux comme Rocknfrance, Zikannuaire, Punksociety, Zik'nblog, et animateur d'une émission de radio diffusée sur 12 radios, dont 7 FM, en France, en Belgique et en Suisse, j'ai décidé de reprendre l'écriture sur FranceNetInfos. C'est un plaisir de participer à la diffusion d'informations régionales et nationales, sur des sujets qui me tiennent à coeur comme, entres autres, la culture, le cyclisme et l'environnement.

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3 commentaires

  1. Bravo à toi Dom ! Tu mérites ce retour tant attendu ! Tiens moi informé des dates sur la France.
    A+ Pascal

    • Hello DOM: je suis ravie par ton retour: je passe par toi PASCAL car je n’ai pas Facebbok et je souhaiterais qu’il vienne à BRIVE 19 dans la Corrèze là où il vit dans la Salle des 3 Provinces et je serais la 1ère à y descendre vu que je suis du 19…..
      OUI, il mérite vraiment de revenir: son INDERGROUND que du bonheur.
      MERCI à toi Pascal de faire le lien avec DOM.

  2. Dominik Nicolas sait composer de très bonnes musiques. Comme compositeur, il manquait à la scène musicale française. Comme chanteur, il tient bien la route. Donc bravo et merci de revenir. Vivement cet album et les suivants.

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