Sid Cooper – Tome 1 – God Save the Fabulists – Éditions Glénat BD

Cela fait plus de cinquante ans que la Frangleterre est rongée par un étrange fléau : des ronces géantes, envahissantes, presque vivantes. Elles s’accrochent, blessent… et parfois tuent.

Quand Sid Cooper intègre le pensionnat isolé de Berry Hill, après la mort de sa mère, il ignore totalement que ce château lugubre, cache bien des secrets… probablement liés à ces ronces.

Un premier tome d’un diptyque fantastique et déjanté, qui mixe les codes des teen team, du post-apo et de la sensibilité avec une fraîcheur rebelle.

Paru le 3 septembre aux Éditions Glénat Jeunesse (+13).

Sid Cooper – Tome 1 © 2025, Éditions Glénat BD

Le décor :

Une route en bord de mer…

La radio crache ses bulletins toujours centrés sur le fléau, tandis que Sid et son père roulent en direction de Berry Hill. Ce pensionnat, destiné aux jeunes en difficulté, a été bâti il y a des années dans un vieux manoir dominant l’océan.

Son père tente tant bien que mal de le rassurer, après la tragédie. Mais en approchant, Sid découvre un spectacle inquiétant. Le bâtiment, sombre et majestueux dans la lumière de l’aube, est lui aussi partiellement recouvert de ronces.

À l’arrivée, un vieil homme, probablement le jardinier, les observe avec méfiance. Dans le couloir menant au bureau de la directrice, des élèves attendent déjà leur tour : Albarn et Gallagher, visiblement après une pleine dispute. À peine, Sid, à le temps d’échanger un regard complice d’incompréhension que la porte s’ouvre : la directrice les attend.

Un nouveau départ commence. Sid va devoir se faire des amis, protéger son secret… et surtout affronter les mystères tapis dans l’ombre de Berry Hill.

Sid Cooper – Tome 1 © 2025, Éditions Glénat BD

Le point sur le comics 

Sid Cooper, c’est un mélange explosif : d’influences punk et pop rock assumées, de graphisme nerveux et totalement « nuts », d’une vibe british/canadienne qui mêle rock électrique, réalités adolescentes et touches rétro 80’s dans les looks et les dialogues.

Le scénario, derrière son humour et son énergie, distille une vraie poésie sombre et sensible. Il « kidnappe » le lecteur entre sentiments et mélancolie. Le rapprochement des personnages tout au long de la lecture. Les amitiés/amour naissantes. Et cette parabole entre : les « non-dits » enfouis au cœur de chaque adolescents qui se transforme en rage inconstante. Et leur monde « mangé » petit à petit qui s’écroule sous le poids du fléau. C’est fort !

Graphiquement, ça frise le style « underground ». Pendragon signe une première œuvre marquée par son passé en animation. Les cases débordent littéralement explosant d’énergie et d’originalité. Et pour ajouter une touche de mystère supplémentaire, un personnage inattendu s’invite. Un présentateur TV un brin « cheugy », qui enquête sur les origines du fléau. Cerise sur le gâteau : une playlist à tomber par terre en fin de ce premier tome paru aux Éditions Glénat BD !

Sid Cooper – Tome 1 © 2025, Éditions Glénat BD

La conclusion 

Une œuvre d’une originalité folle, aux références britanniques/canadiennes affirmées et au style unique !
Sid Cooper, chez Glénat BD, c’est comme si Guillermo Del Toro avait avalé Scott Pilgrim pour imaginer le scénario, et que Tatsuki Fujimoto dansait avec Jamie Hewlett (Tank Girl, Gorillaz) pour les dessins.

Un univers punk, pop culture, sombre, poétique et déjanté. Une lecture marquante qu’on dévore d’un trait et qu’on savoure avec son inspirante playlist !

NB: si Pendragon se voit Sex Pistols, Hot Mulligan, Sum 41 …. Je le vois Radiohead, The cinematic Orchestra, Goo Goo dolls, Placebo …

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, bibliothrope !

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