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Mortalité des abeilles : la faute aux avions !

Jacques Fabri AvioclimatologueJacques Fabry, avioclimatologue était ce mardi 15 mars, à l’angle des rues Constantine et de l’Université, tandis qu’a lieu le premier examen du projet de loi biodiversité à l’Assemblée Nationale ! Parmi les apiculteurs venus protester contre l’utilisation des néonicotinoïdes (substances présentes dans les insecticides et reconnues nocives pour les insectes pollinisateurs), Jacques Fabry, avioclimatologue est venu présenter ses conclusions sur la mort inquiétante des abeilles(30%, avec des pointes à 50 ou 80% sur certaines ruches en 2015 selon Gilles Lanio, président de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf)). Venu spécialement d’Aix-en-provence ce passionné de nature ne veut pas attribuer la mort des insectes aux seuls pesticides mais surtout aux nuages surnuméraires causés par le trafic aérien. Il suffit en effet, d’observer le ciel pour s’apercevoir que notre beau soleil est souvent voilé, émettant, au lieu d’une franche lumière, une lumière diffuse.

soleil et abeilles

Or ce n’est pas d’une nébulosité naturelle dont il s’agit. Ce voile est la conséquence de la formation des sillages d’avions, aussi appelés traînées de condensation. Ce sont les nuages en forme de ligne qui se forment lorsqu’un avion à réaction passe dans une partie de l’atmosphère qui présente la bonne combinaison d’humidité et de température. Les jets d’échappement des réacteurs contiennent de la vapeur d’eau ainsi que de petites particules (des aérosols) qui fournissent des noyaux de condensation aidant la formation de cristaux de glace. Dans certaines zones, le trafic de ces avions à réaction provoque un changement perceptible des conditions nuageuses, ce qui peut affecter le temps comme le climat (Global Learning and Observation to Benefit the Environment http://globe.gov/ ). Ces traînées ont tendance à s’élargir tandis qu’elles descendent dans l’atmosphère et on arrive rapidement à un ciel presque couvert, (mais artificiellement). En quoi direz-vous cela peut-il affecter les abeilles ? Jaques Fabry explique : « Ces insectes ont un double système avec leurs yeux à facettes qui sont comme les gradations de la boussole. Elles volent en trois dimensions et ont besoin d’un plan fixe pour se repérer. Elles distinguent l’horizontale en repérant le haut et le bas. Grâce à leurs ocelles (ces trois yeux qu’elles ont au sommet de la tête), elles retrouvent leur point fixe. Or, avec cette modification de la lumière due à la formation de ce voile nuageux, la lumière devient anthropique et le bas (le sol) devient aussi lumineux que le haut (le ciel).

abeille en detresseOn a donc le même effet lumineux que dans une serre, où l’abeille ne peut survivre car ses ocelles repérant à la fois de la lumière en haut et en bas, elle tournoie sur elle même ne sachant pas distinguer où elle doit aller. Ce qui prouve que Jacques a raison c’est que les abeilles tournoient sur elles-mêmes au sortir de la ruche et pas seulement quand elles reviennent à la ruche. Elles s’épuisent donc à retrouver leur chemin car elles sont déboussolées par ce changement climatique et parviennent difficilement à retrouver le chemin du retour (quand elles arrivent à partir!). Une fois rentrées bredouille, elles mangent leur propre production de miel. Voilà donc pourquoi les récoltes des apiculteurs diminuent ! Pour Jacques, la solution peut venir des apiculteurs s’ils reconnaissent, en toute honnêteté, que leurs abeilles présentent des signes de tournoiement sur elles-mêmes dès la sortie de la ruche.

D’ailleurs, le problème ne se pose pas seulement pour les abeilles qui finissent lentement par toutes mourir, tant à la ruche et abeilleville qu’à la campagne, que pour le climat en général. Jacques nous explique : « La fumée qui se dégage des avions est composée de gaz carbonique et d’eau, comme toute combustion. Ce gaz carbonique en surnuméraire, additionné d’eau en surnuméraire et balancé à moins 30° dans la stratosphère, gèle et stagne dans les airs. Comme cette combustion est incomplète, elle génère de la poussière de carbone, comme de la suie, créant un voile stagnant. C’est comme un éponge géante qui flotte et finit par descendre pour épouser les reliefs et créer des orages par les différences de température qu’elle occasionne avec la température au sol. On a donc de plus en plus des pluies et des orages violents. J’appelle ces « éponges géantes » des « aviocordes ». C’est un vrai désastre pour le climat et pour l’agriculture car c’est la photosynthèse qui est touchée. D’ailleurs, on a le retour à la normale que lorsqu’il y a des grèves des aiguilleurs du ciel. Alors, le ciel est beau et les abeilles se portent bien ».

nuages anthropiques

Alors, quelles sont les solutions  pour sauver les abeilles ?

Pour Jaques Fabry, né dans la montagne et qui a appris à lire le ciel avec un vieillard de Savoie qui a vécu centenaire, il n’est plus possible aujourd’hui de lire le temps qu’il va faire avec une simple observation du ciel. Celui-ci est tellement perturbé par le trafic aérien que notre propre boussole naturelle ne fonctionne plus. Voilà des années qu’il rencontre parlementaires et politiciens pour les avertir du danger qui nous menace, sachant bien que de trop grands intérêts économiques sont en jeu dans le trafic aérien. « Pourtant, nous dit-il, même l’économie va se casser la figure de toute façon. Avec ce changement climatique dû au trop grand trafic aérien, c’est aussi le tourisme qui sera touché car nulle part aujourd’hui en France, on trouve le beau temps. Les gens finissent par ne plus partir » Pourtant, sans vouloir changer le trafic aérien que le gouvernement peinerait à réduire, Jacques propose une solution simple : « il faut passer aux moteurs à hydrogène pour les avions et récupérer l’eau par des capteurs à l’avant et un réservoir à l’arrière de la carlingue. On pourrait alors déverser cette eau à des altitudes basses, là où l’eau ne gèle pas et n’entraînerait pas de modifications climatiques ».

le malaise des abeilles

Si ces conditions ne sont pas remplies, il invite les Français à prendre conscience de ce danger qui menace réellement notre équilibre naturel et notre biodiversité en boycottant les produits importés et les voyages à l’étranger. Il invite également les apiculteurs à être honnêtes sur le chiffre officiel de vie des abeilles et de leur rendement. « En observant réellement ce qui se passe dans leur ruche et aux abords de leurs ruches, les apiculteurs permettront d’ouvrir les yeux de la population sur ce qui se passe réellement », conclut-il.

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