A Cannes, un festival en chasse un autre. Du 27 mai au 1er juin, aura lieu la 5e édition du FIFES, le Festival International du Film Ecologique et Social de Cannes. Nous avons rencontré le président du jury de cette nouvelle édition, l’acteur James Gérard qui commence à bien connaître la région. Il a été membre du jury du Festival du Film Fantastique de Menton et du Festival des Antipodes de Saint-Tropez. Polyglotte, il joue aussi bien dans des séries et films français que dans des productions internationales. On l’a vu récemment dans le film de Jacques Audiard récompensé l’année dernière au Festival de Cannes, Emilia Pérez.
France Net Infos : Vous êtes le président du jury de la édition du FIFES de Cannes. Qu’est-ce que cela repésente pour vous ?
James Gérard : Quand on m’a proposé d’être le président du jury, on m’a dit que mon rôle était de fédérer. Ca me va très bien ! Il n’y a pas de hiérarchie ; c’est un festival très décontracté, ouvert à tous les publics. J’adore le fait que ce festival accueille des personnes venant des quatre coins du monde. Il y a des gens venant de l’Ouganda, de Thaïlande, des Bahamas…Moi, je vais représenter l’Océanie. On va pouvoir voir des documentaires, des fictions. C’est difficile de trouver des financements pour des fictions sur l’écologie. Pourtant, on est en 2025 et on fait face à une urgence ! Le festival fait le lien entre l’écologie et le social. Cette année, le thème, c’est l’eau. En plus d’être acteur, je suis aussi formateur et consultant en négociation et communication notamment pour L’Oréal. Au Brésil, le shampoing sec pour les femmes n’est pas qu’un choix écologique, c’est une nécessité, parce que le pays manque d’eau.
France Net Infos : Chaque effort, même petit, est important pour la planète…
James Gérard : Je viens d’une famille qui s’est toujours engagée dans des causes. Mon frère était un guerrier ! Dans les années 80, avec d’autres, il bloquait le transport d’un bois précieux en Malaisie. Il intervenait également dans des manifestations anti-racistes, qui nous concernaient à l’époque. Quand j’étais en Australie avec ma famille, on devait se cacher parce qu’il y avait des représailles. Mon arrière-grand-père était le premier interprète des langues aborigènes. A mon petit niveau, j’essaie de m’engager dans l’écologie. J’ai joué un petit rôle dans La belle verte de Coline Serreau, l’un des premiers films écologiques français. Elle était pionnière et le film est devenu culte !
France Net Infos : Vous avez joué dans Emilia Pérez de Jacques Audiard. Quels souvenirs en gardez-vous ?
James Gérard : Je joue le rôle d’un avocat, un collègue de Rita, Zoe Saldana. J’apparais dans deux scènes. D’abord, à Londres, lors du dîner où Rita se rend compte de l’identité de la personne qui est assise à côté d’elle. Le narcotrafiquant qu’elle a connu est devenu une femme, Emilia Pérez. Et puis, je suis dans une autre scène, au Mexique. Là, j’ai dû improviser mon texte. Le jour où j’ai terminé le tournage de la saison 2 de la série « The Serpent Queen », j’avais rendez-vous avec Jacques Audiard pour Emilia Pérez. J’étais persuadé que ça ne marcherait pas et j’ai été pris ! J’ai quand même le rôle du petit ami de Zoé Saldana ! Pendant le tournage, j’ai été frappé par la musique, qui était vraiment dans l’esprit de Camille.
France Net Infos : Quels sont vos projets au cinéma ?
James Gérard : Je vais jouer dans le prochain film de Serge Avédikian, Dernier round à Istanbul. Ce sera une coproduction franco-turque. L’histoire se déroule en 1946. Je vais jouer le rôle d’un Anglais qui traque des criminels nazis. Ca se passe dans le milieu de la boxe. Il y a aussi une histoire d’amour. Et puis, je vais jouer dans un film de science-fiction : une histoire d’astronautes qui partent sur Mars puis qui trouvent la Terre vide à leur retour. Il y aura l’actrice Aïssa Maïga.
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