Des milliers de personnes se sont réunies dans la cour du château du Puy du Fou, dimanche 20 mars, pour assister à la présentation publique de l’anneau de Jeanne d’Arc.

Pour Philippe de Villiers, créateur de la Cinéscénie du Puy du Fou, il semble « naturel que ce lieu reçoive une relique, la seule relique de Jeanne d’Arc. C’est un petit bout de France qui revient, un peu de lumière, une lueur d’espoir… »
L’anneau restera-t-il en France ?
Toutefois, cette lueur d’espoir serait menacée. Un élément nouveau, émanant du gouvernement anglais, provoque un nouveau rebondissement. Après une authenticité remise en doute, le Royaume Unis a « adressé à notre avocat une demande inouïe, le retour de l’anneau à Londres », a annoncé Philippe de Villiers à un public très remonté. « Le Art Council nous a fait savoir qu’il considère que l’anneau fait partie des objets à haute valeur nationale pour l’Angleterre. » A ce titre, une législation particulière est requise, selon un règlement de la commission européenne : une licence d’exportation.
« L’anneau appartient-il au patrimoine culturel de l’Angleterre ? NON ! Appartient-il au patrimoine culturel de la France ? OUI ! » a demandé avec enthousiasme Philippe de Villiers à la foule réunie dans la cour du château. « Messieurs les Anglais, poursuit-t-il, si vous voulez voir l’anneau, Welcome to the Puy du Fou. Mais pour le reste, it’s too late ! »
L’anneau sera gardé dans la chapelle du château du Puy du Fou, et sera exposé courant avril.
Emilie Longin
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