Lorsque Marie pense avoir échappé à son passé, en changeant de nom et en quittant sa vie d’avant, elle se trompe. Et c’est lorsqu’un « Dibbouk » ancien, un esprit maléfique, prend possession de sa famille, qu’elle comprend que tout recommence…
Bienvenue dans un thriller généalogique et fantastique dont vous ne sortirez indemne qu’en découvrant la source du mal !
À retrouver aux Éditions Les humanoïdes Associés le 16 avril 25. (+14)

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Le décor :
Juillet 2001 – Toulouse…
Dans la rue Saint-Rome, les badauds flânent devant les vitrines des magasins. Myriam, elle, avance d’un pas décidé, en s’auto-motivant. Elle semble pressée, et particulièrement inquiète. Arrivée à la gare, elle demande un billet aller simple pour Paris. Et, dans les toilettes pour femmes, tente de changer d’apparence en sortant son grand foulard qui cache sa superbe chevelure noire.
Région parisienne, vingt ans plus tard…
Un camion de déménagement est garé devant l’appartement d’une famille. Hugo et Marie s’empressent d’entasser toutes leurs affaires, en minimisant l’espace. Et puis c’est le grand départ pour Toulouse !! Les enfants ont un avis mitigé sur le fait de déménager. Surtout l’adolescente, Lise, qui s’inquiète pour sa connexion internet !
Le chemin est long et pendant que les enfants dorment sur la banquette arrière, Marie en profite pour régler quelques points avec son mari. Sa carrière de journaliste va lui permettre de maintenir la famille à flot, pendant qu’Hugo s’attellera à trouver un travail. Cette vieille maison, dont la jeune femme a hérité, est une aubaine ….
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Le point sur la BD :
Seconde œuvre de Deborah H. Jarmon, que l’on a découvert avec son titre Le Golem de Paris, publié par le même éditeur : Les humanoïdes Associés. Pour ce nouvel opus, Dibbouk, elle reste dans le même thème du thriller fantastique, en s’inspirant toujours de la mythologie kabbalistique juive.
Le lecteur découvre à chacune de ses sorties, tout un univers inconnu de créatures de légendes, et de culture judaïque.
Grâce à une plongée au cœur d’une famille, et de ses nombreux secrets, le récit devient rapidement tentaculaire. C’est la signature de l’autrice qui aborde toujours plusieurs situations humaines pour construire ses histoires. Cela a tendance à « alléger » le côté thriller, mais à mêler efficacement angoisse et émotions !
Dibbouk parle de famille, de carcans religieux, d’adultère et de secrets bien enfouis chez chacun des personnages. Mais aussi, d’adolescence, de harcèlement, et de lien dans la généalogie familiale qui mènent à une malédiction.
Un panel de propositions soutenu par le graphisme réaliste d’Alberto Zanon. Un trait d’une élégante finesse et des couleurs organiques et minérales !
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La conclusion :
Un thriller fantastique qui nous permet de découvrir une autre figure mythologique et ésotérique de la Kabbale. Dibbouk aux Éditions Les humanoïdes Associés nous entraîne sur les chemins tortueux d’une malédiction, et d’un esprit tourmenté aussi flippant que tragique !
PS : Merci à l’autrice de me faire le plaisir personnel de retrouver cette rue toulousaine de mon enfance : rue Saint-Rome !
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