Pas moins d’une quinzaine de chanteurs kabyles se sont déplacés à Montréal pour honorer la mémoire de Matoub Lounes. Parmi eux, le pépiniériste de la chanson kabyle, le grand Kamal Hamadi , Ali Ideflawen, Rabah ou Ferhat, Djamel Allem ont rendu hommage à Matoub si loin de ses terres. Les ri-ri typiques des femmes berbères retentissaient dans la salle du complexe sportif Marie Victorin qui peinait à contenir une foule aussi nombreuse assise à même le gazon artificiel du terrain de sport.

Le 25 juin 1998, des tueurs attendaient la figure emblématique de la chanson kabyle au lieu dit thiverqouqine dans la commune d’Ath-Aissi. Le militant de la cause identitaire, le rebelle à tous les conformismes, l’homme au sourire si doux et au verbe acéré fut tué dans ces collines kabyles qui constituaient ses racines et dont il ne pouvait se séparer, en dépit du danger à être présent an Algérie.
Mort, Il ne continue pas moins de vivre dans le cœur de ses admirateurs, de la jeunesse qui aujourd’hui encore ne se lasse pas de l’écouter. La foule impressionnante présente à son hommage démontre, si besoin est, que ses idées, ses chansons, sa légende sont toujours vivantes.
Matoub Lounes était une voix forte, une mélodie agréable, une idée généreuse, un vrai projet de société.
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Il est plus vivant que jamais