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Congo Square, racines africaines de la Nouvelle-Orléans : Freddi Williams Evans

La Nouvelle-Orléans ne se résume pas au berceau du Jazz mais à un métissage de racines africaines que Freddi William Evans retrace par une étude historique et littéraire.

Cet auteur replace un lieu de rassemblement (Congo Square)  qui a marqué l’histoire de cette communauté d’esclave, au cœur de son œuvre.

Des faits historiques démontrent que les esclaves avaient le droit de se rassembler dans ce square pour honorer leurs dieux et leurs rites culturels. Les origines africaines sont multiples d’où des influences pluri-ethniques au niveau du langage, des danses et des musiques.

Les dominations françaises, espagnoles puis américaines sont originaires de cette concentration d’esclaves. Chaque colonisateur a établi des lois sur les droits et les devoirs des esclaves noirs.

L’auteur agrémente son livre de dessins architecturaux qui évoluent selon les périodes de domination, des dessins d’instruments de musique artisanaux et des paroles de chansons.

Il revient aussi sur les peurs des rites vaudous et insiste sur le fait que cette méthode ne concernait qu’une part infime des esclaves.

La fin du livre donne au lecteur une liste chronologique des faits historiques qui ont construit l’histoire de ce square mais aussi celle de la Nouvelle-Orléans.

 » [..] Un tel usage du mot suggère que le nom « Congo Square » puisse tirer son appellation dans le fait d’être un lieu ou un emplacement pour « les noirs ». Parmi ces lignes, John Kendall écrivit que le nom « Congo » dérivait de l’habitude des Africains réduits en esclavage de se rencontrer et de danser là le dimanche. La plus ancienne utilisation attestée du terme « Congo » pour désigner le lieu connu comme Congo Square remonte à 1786, quand l’évêque Cyrillo (Cirilo Sieni) écrivit une lettre pastorale qui dénonçait « les Nègres qui à l’heure des Vêpres, se rassemblent sur un espace vert appelé « Place Congo » pour danser la bamboula et accomplir des rites importés d’Afrique par les Wolofs, les Foulahs, les Bambaras, les Mandingues et d’autres races. » »

« […]On a aussi montré que ceux qui étaient nés en Afrique fréquentaient plus les rassemblements que ceux nés en Amérique, particulièrement s’ils avaient atteint un certain statut social (par exemple, la catégorie de la main d’œuvre qualifiée). Le chercheur Gary A.Donaldson a conclu que Congo Square était le point de convergence de la sous-culture de la population noire de la Nouvelle-Orléans durant toute la première moitié de XIXe siècle. »

« Selon Labat, les autorités passaient des ordonnances dans les îles pour interdire la Calinda à cause de son indécence et de sa lascivité en faisant peut-être référence au frappement des cuisses. Il faisait remarquer que les ordonnances étaient surtout promulguées pour empêcher les nombreux rassemblements des descendants d’Africains qui pourraient initier des révoltes, des soulèvements ou des groupes de voleurs. […] »

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