Fool Night – Tome 10 – Éditions Glénat Manga

Le monde continue de s’essouffler, étouffé par cette « Fool Night » qui dévore l’oxygène et pousse l’humanité à survivre grâce à une méthode de substitution imposée : la transfloraison. Une méthode qui, loin d’unir, fracture les individus, les convictions et les territoires.
Yomiko poursuit ses investigations pour retrouver l’auteur de la transfloraison de son ami d’enfance Toshiro. Cette nouvelle piste la conduit vers un temple bouddhiste où les tensions entre factions secouent une transfloraison bien particulière : celle qui promet une Terre pure…

Un dixième tome presque en huis clos, révélant de nouvelles divergences.

À retrouver aux Éditions Glénat Manga depuis le 19 novembre 2025.(+14)

FOOL NIGHT © 2021 Kasumi YASUDA / SHOGAKUKAN

Le décor

La veste d’Odomae, équipée de son émetteur, a disparu.
Dans une ruelle sombre, un homme est violemment interrogé sur la Centrale et l’agence de transfloraison. Mais lorsque les réponses cessent de tomber, la mort semble vouloir s’inviter, jusqu’à ce qu’une voiture fonce sans prévenir dans le groupe. Les rôles s’inversent : les ravisseurs deviennent soudain les proies.
À la tête de ce « mouvement », une femme perd brutalement sa main. Ceux qui tentent de la protéger l’appellent « princesse ». Elle est capturée puis transférée à l’hôpital pour y être soignée… et interrogée sans ménagement sur ses véritables intentions.

Au même moment, suivant les directives du professeur Kudaï, Yomiko commence ses recherches au sein d’un temple bouddhiste. Plusieurs transfloraisons y auraient échoué dans des circonstances troubles. Parmi les victimes, M. Ashihara, un ancien condamné dont l’état se dégrade de jour en jour.
Entre les tensions internes du temple et les récits contradictoires, Yomiko comprend vite que les ramifications de cette affaire dépassent largement le cadre religieux. Cette enquête en apparence isolée touche à des enjeux politiques, scientifiques et sociaux bien plus vastes.

FOOL NIGHT © 2021 Kasumi YASUDA / SHOGAKUKAN

Le point sur le manga

Ce tome 10 de Fool Night, publié aux Éditions Glénat Manga, fonctionne presque comme une parenthèse en huis clos. Rappelons que le tome précédent avait conclu l’affaire Toshiro et celle du sanctiflore mouvant. Kasumi Yasuda recentre désormais son récit sur les fractures idéologiques qui opposent les différentes factions : la Centrale, l’institut de transfloraison, le peuple et les zones précaires.
Le protagoniste principal est désormais Yomiko, contrainte par les directives du professeur Kudaï de mener son enquête au sein de ce temple bouddhiste. C’est donc cette mission qui occupe la majeure partie du tome, ainsi que les interactions avec les habitants du lieu.

Depuis le lancement de Fool Night, le mangaka confronte chaque personnage aux conséquences de cette « adaptation forcée » à la transfloraison. Les dissidences se multiplient, les manipulations aussi, et les débordements entraînent toujours plus de dérives. Ici, c’est la foi, et l’idée d’un pardon absolu, qui se heurte à l’éthique scientifique, soulevant des questions sur la nature même de ces recherches et leur détournement vers une forme de rédemption. Les illustrations, fines et singulières, conservent cette identité graphique qui fait la force de la série.

Pour feuilleter les premières pages, cliquez ici

Conclusion

Un dixième tome, chez Glénat Manga, qui pourrait presque se lire comme un volume indépendant, tant il se concentre sur l’enquête de Yomiko. On ressent un léger ralentissement dans la dynamique habituelle de Fool Night, série jusqu’ici marquée par un rythme tendu et imprévisible. Ici, Kasumi Yasuda opte pour une narration plus politique, faite de guerres de factions sous-jacentes et de confrontations idéologiques.
Un tome différent, mais essentiel pour comprendre les nouveaux enjeux qui s’ouvrent.

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, bibliothrope !

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