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Où va le secteur marché automobile français ?

le marché automobile français devrait retrouver ses niveaux d’avant-crise dès 2017. « Après +7% en 2015, les immatriculations françaises devraient de nouveau croître en 2016 (+6%). Malgré un léger ralentissement prévu en 2017 (+3%), le marché français atteindra alors près de 2,1 millions d’unités vendues, soit le niveau standard pour le renouvellement du parc automobile », confirme Yann Lacroix, conseiller sectoriel chez Euler Hermes.

automobile-ou-va-t-onImmatriculations : coup de frein pour le diesel, (très) modeste accélération pour l’électrique

Selon Yann Lacroix toujours, la tendance, pour le marché automobile français, reste à la baisse des ventes de véhicules diesel. « Le renforcement et les surcoûts des contraintes d’émissions polluantes devrait ralentir la vente de véhicules diesel. Ainsi, la part des ventes de véhicules diesel dans le total des ventes françaises est passée de 73% en 2012 à 53% en 2016. » Côté électrique, l’évolution est perceptible, bien que plus lente et mesurée : la voiture électrique représente 1,1% de part de marché sur les 5 premiers mois de 2016, contre 0,9% pour l’ensemble de l’année 2015.

Production : (pleins) phares sur les véhicules particuliers et utilitaires légers

La production automobile de véhicules particuliers et de véhicules utilitaires légers sur le marché automobile s’est redressée en 2016, affichant une croissance de +10%, à 1,65 millions d’unités. « Toutefois, ce niveau de production reste 2 fois inférieur à son niveau d’il y a 10 ans, et l’éclaircie actuelle sera de courte durée : les modèles d’entrée de gamme devraient continuer d’être produits majoritairement dans les pays low-cost », nuance Yann Lacroix.

Rentabilité : la France refait (en partie) son retard sur l’Allemagne

 Les constructeurs allemands affichent des rentabilités opérationnelles proches des 7%, quand celles des groupes français avoisinent les 4%. Si les constructeurs français ont retrouvé un niveau satisfaisant de rentabilité, grâce à des gammes renouvelées et des accords de compétitivité, des écarts persistent. « Il y a trois raisons qui expliquent la persistance de l’écart de rentabilité France-Allemagne. Premièrement, le positionnement premium (qualité, véhicules de catégorie supérieure et luxe, forte valeur résiduelle des véhicules) des marques allemandes leur permettent de vendre des véhicules à des prix plus élevés que pour les marques généralistes française. Ensuite, du fait de leur offre peu adaptée (absence de gros SUV ou d’offre moteur adaptée), les constructeurs français sont absents du marché Nord-Américain, qui est l’un des plus rentables du monde. Enfin la forte récurrence de la rentabilité des constructeurs allemands leur permet d’investir massivement dans la recherche et développement, le développement de leurs gammes et la croissance à l’internationale », conclut Yann Lacroix.

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