
Eté 1993, Los Angeles, dans le quartier de South central, territoire du 66 street gang, deux gamins se font tabasser sans rechigner, c’est la première étape qu’ils doivent passer s’ils souhaitent rejoindre le gang. La seconde sera d’aller buter un mec, un du gang des Slain, qui à oser, il y a deux jours de cela, de braquer un de leur bordel. Le chef des 66, remet un flingue aux deux jeunes hommes, et leur décrit l’homme à abattre. Après cette étape, ils pourront enfin porter le bandana rouge, alors les deux adolescents, s’en vont à la rencontre de leur rêve de gamins, devenir un 66. Dans une voiture, les deux jeunes gens commencent une discussion, l’un semble hésitant à l’idée de tuer un homme, l’autre en revanche, est fier de pouvoir enfin tuer quelqu’un, jusqu’ici, il n’avait tué qu’un chien…
Voici un drame, mêlant habilement horreur, fantastique, fraternité et suspens, une bande dessinée que Neyef divise en trois chapitres, dans lesquels, la même histoire est vue depuis des personnages différents, une façon surprenante et efficace de faire découvrir ce récit prenant. La violence est y omniprésente et comme si cela ne suffisait pas, le Mal en personne, vient également semer ses graines dans ce quartier, dont la police n’en a que faire. Une histoire trouble, touchante, violente où le surnaturel vient s’y déposer
South central stories est une bande dessinée bien pensée et écrite, intéressante avec ces trois chapitres et trois points de vue différents de la même histoire, une façon, de progresser dans le récit, originale et captivante.
L'info gratuite en Live Continu 7/7