Une heure à t’attendre : 50 nuances de manipulation

Dans un appartement, coupés du monde, deux hommes que tout oppose, cohabitent. Elle n’est pas là, pas encore. Une heure à l’attendre.

Un mari et l’amant de sa femme se confrontent dans un duel au verbe épique, en attendant le cœur tant convoité qui les oppose. Thierry Frémont brille d’une ambiguïté à la sincérité troublante, tel un amant prit la main dans le sac. Nicolas Vaude est tout aussi impressionnant avec une assurance inquiétante teintée d’ironie froide et de colère sourde, dans la peau du cocu qui n’a plus rien à perdre.

L’heure s’écoule sous une tension étouffante, où le malaise comique embrasse une détresse intime bouleversante. C’est magnifique. La mise en scène de Delphine de Malherbe parachève cette réussite au service du texte malicieux de Sylvain Meyniac avec une grandiose subtilité, dont chaque déplacement, silence, et cassure, sublime les véritables enjeux de cette attente.

Une heure à t’attendre est tout simplement un huis-clos majestueux.

Une heure à t’attendre
Théâtre de Paris – Salle Réjane, jusqu’au 30 avril 2026 

De Sylvain Meyniac
Mise en scène : Delphine de Malherbe
Avec : Thierry Frémont et Nicolas Vaude
Théâtre de l’Œuvre, jusqu’au 05 octobre

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