« Les fleurs finissent toujours par recouvrir les champs de bataille », surtout lorsque Le temps des pivoines est entrain d’émerger !
Une histoire complète à retrouver aux Éditions Glénat BD, le 21 mai 2025 ! (à partir de 12 ans)
À une époque médiévale, l’infâme seigneur des terres décide de partir en guerre contre son cousin afin de récupérer davantage de terres. Il enrôle les villageois : jeunes hommes ou hommes d’âge mûr. Ils feront partie de son armée, de gré ou de force.
Le meunier, qui menait jusqu’alors une vie paisible avec sa fille et sa femme, va voir son destin bouleversé par une série d’événements dramatiques liés à ce conflit.

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Le décor
Une vallée…
Au premier plan, on voit une rivière traverser le paysage. Sur ses abords, une petite ferme avec son moulin à eau. Au loin, le village et le château du comte Rolant.
Jean, le meunier, s’affaire devant la meule, pendant que sa fille joue avec les figurines en bois qu’il lui a taillées. Il est heureux : le grain de l’année passée est bien sec, prêt à être moulu pour confectionner la farine qui servira à faire le pain destiné aux gens du château, et aux villageaois.
Sa femme, fière de lui et de son travail, l’observe un moment, puis va jouer avec la petite dans l’herbe du jardin.
Une vie parfaite, rythmée par les allées et venues des villageois venus récupérer leur sac de farine.
Tout le monde l’adore, et Jean fait tout pour que tous soient satisfaits.
Pourtant, chacun craint que le comte, propriétaire des terres, n’augmente l’impôt. Et c’est justement ce qu’il fait quelques jours plus tard. Le comte, avide de pouvoir, jaloux de Jean et acariâtre, se laisse influencer par son maître d’armes. Il se dit d’ailleurs qu’il est peut-être son père légitime…
Quoi qu’il en soit, l’augmentation de la dîme et sa volonté d’acquérir plus de biens le poussent à déclencher un conflit avec le seigneur de Layon, son voisin. N’ayant pas une armée suffisante, il oblige les fils et les hommes du village à y participer.
Le combat est particulièrement sanglant et traumatisant, pour des hommes non entrainés. Lorsque les survivants reviennent, ils découvrent un village dévasté, où leurs familles ont disparu…
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Le point sur la BD :
C’est en consultant des archives du XVIIIe siècle à la recherche de documents sur le métier de meunier qu’Aucha découvre le récit d’une querelle entre nobles. Elle s’en inspire pour le scénario de Le temps des pivoines, axant son récit sur les inégalités et la cruauté des sociétés médiévales.
Elle oppose son protagoniste principal – un meunier aimé de tous, au discours réfléchi et conciliateur – à un comte dont la soif de pouvoir est alimentée par son maître d’armes.
L’univers décrit plonge le lecteur au cœur d’une société rigide, à la hiérarchie bien établie. L’autrice met en lumière les jeux de pouvoir, les manipulations, mais aussi les émotions humaines nées de conflits qui brisent les familles.
Elle raconte le destin du meunier, son traumatisme et sa résilience, à la suite d’une rencontre fraiche et porteuse d’espoir, qui changera sa vie.
Un drame médiéval, publié chez Glénat BD, soutenu par la conception graphique de Maxime Belloche. Son premier roman graphique, dont les couleurs dégradées de violine symbolisent le printemps, le renouveau de la vie et ces illustrations faussement naïves, d’où émanent la douceur naissante de cette saison .
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Conclusion :
Un peu d’histoire du XVIIIe siècle à travers le destin d’un homme de l’ombre, et sa place souvent centrale dans les contes ou la littérature populaire. On redécouvre la fonction de ce personnage essentiel au village, grâce à ce titre Le temps des pivoines, publié aux Éditions Glénat BD.
Une retranscription historique, pour le récit sensible et porteur d’espoir, du destin d’un homme brisé. Enrichi d’un cahier instructif en fin d’ouvrage, pour en apprendre davantage sur ces meuniers d’antan, ces nourrisseurs au noble métier, continuant à exister à travers nos boulangers actuels !
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