Chagrin est un récit complet, de Rodolphe et Griffo, qui revisite le chef-d’œuvre de Balzac. Une bande dessinée parue aux éditions Glénat, en mars 2026, qui suit Raphaël de Valentin. Un jeune noble ruiné, désespéré, en quête d’un peu d’amour, de bonheur et d’argent.
Le mot chagrin apparaît comme un titre idéal. Dans cet esprit, le chagrin évoque autant une variété de cuir, une peau d’âne, qu’un spleen discret, un léger suintement de malheur. Une conviction s’impose : Chagrin deviendra le titre d’un roman autobiographique. L’auteur improvisé n’est pas réellement écrivain. Il a cependant publié un traité de la volonté et de quelques mémoires apocryphes consacrés à des célébrités presque oubliées. Une proposition inattendue a tout déclenché : deux cents francs pour écrire. Dans une situation fragile, une telle somme mérite attention, et l’idée séduit aussitôt. L’autobiographie connaît à cette époque une belle popularité. Surtout lorsque le récit se pare de péripéties rocambolesques, d’aventures amoureuses ou de crimes mystérieux. Une pointe de magie noire, voire l’ombre du diable, promet même un succès assuré. Une avance de cinquante francs suffit finalement pour lancer Raphaël dans cette entreprise littéraire pleine d’espoir et d’ironie.
Le récit propose une adaptation en bande dessinée inspirée du célèbre roman La Peau de chagrin d’Honoré de Balzac. Le scénario signé Rodolphe et le dessin de Griffo offrent une relecture graphique mêlant drame, fantastique et portrait social du XIXᵉ siècle. Le destin de Raphaël de Valentin, aristocrate ruiné devenu écrivain sans fortune, se déploie dans un Paris romantique agité par l’ambition et les illusions. Il va faire différentes rencontres heureuses ou malheureuses. La rencontre avec un antiquaire et la découverte d’une mystérieuse peau capable d’exaucer chaque désir installent une malédiction fascinante. La réduction progressive de cet objet symbolique annonce une vie qui se consume à mesure que les souhaits s’accomplissent. L’atmosphère sombre, élégante et mélancolique renforce la dimension tragique de cette histoire. Le trait expressif et semi-réaliste souligne les émotions, les excès et les espoirs brisés, offrant une adaptation captivante et visuellement marquante.
Chagrin est une adaptation libre de La Peau de chagrin d’Honoré de Balzac, un album des éditions Glénat, mêlant fantastique et portrait du Paris du XIXᵉ siècle. Le destin de Raphaël de Valentin, écrivain ruiné, bascule lors de la découverte d’une peau mystérieuse capable d’exaucer chaque désir au prix d’une vie qui se réduit peu à peu.