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BD/ The End : La Nature vous observe !

Voilà un sujet qui « passionne » et intrigue au plus haut point.  Zep s’attaque, dans « The End » , a une théorie effrayante, à propos de Mère Nature. Le tout, sur la musique des « Doors » qui vient parfaire l’ambiance de son scénario un brin « eschatologique »!! Vous le trouverez aux Éditions Rue de Sèvres depuis le 25 Avril 18 !!! 

The End © Éd. Rue de Sevres
  • Le décor :

Pyrénées Espagnole. Deux randonneurs s’extasient devant la beauté du paysage, autour d’un petit village de la province de la Huesca. Soudain, l’un des deux, sans raisons apparentes, s’écroule inanimé. L’autre court vers le village pour chercher du secours mais, subit le même sort que son compagnon de route.

Au village, tous les habitants gisent à même le sol …

Au même moment, Théodore Atem, fait son entrée dans la Réserve de Doksla, en Norvège. Il rencontre Moon, une jeune femme excédée d’entendre à tue tête la musique du Professeur Frawley . Fervent admirateur d’un album des  « Doors » qu’il écoute en boucle !!!

Les présentations s’achèvent et la raison de sa venue est donnée par le Professeur : aider à l’étude de la « communication » entre les arbres. Étudier les molécules qu’ils échangent pour le faire, et comprendre à quel stimuli, ils répondront le mieux ! Au départ amusé, Théodore finit par déchanter une fois que le Professeur le prend en « flag » de moqueries à son sujet !!!

Il va alors apprendre de sa bouche, que des faits inquiétants, laisse à penser que les Arbres ont un droit de « vie ou de mort » sur ce qui les entourent. Et ce, d’autant plus dans des conditions de survie !

Mais sa surprise ne s’arrêtera pas là. Le professeur a une théorie bien à lui, engendrée par ses découvertes. Les Arbres détiendraient « le savoir ultime » du passé de la Terre. L’équipe travaillerait actuellement à essayer de décoder ce qu’ils appellent : «  le Codex Arboris », une sorte de « journal du passé » de la Terre, sur une feuille d’érable préhistorique !

The End (extrait) © Éd. Rue de Sevres

Théodore ne sera pas au bout de ses peines, au fil de son histoire et de son étude, qui va s’avérer bien plus longue que ce qu’il avait pu imaginer !

  • Le point sur la BD :

Au début, on pourrait croire à un récit d’anticipation, ou à une fable écologique mais que nenni. Zep s’inspire de faits bien réels et d’études réalisées par Francis Hallé, grand botaniste et spécialiste de la « communication » entre les arbres !

Un sujet, qui a le vent en poupe actuellement, alors qu’il y a une trentaine d’années, l’idée même que la Nature pouvait être aussi « intelligente » que l’humain effrayait la communauté scientifique !! Réapparue sur la table, grâce aux travaux de Karban et Baldwin en 1997 puis exploitée au cinéma par Night Shalamayan dans le film « Phénomènes », c’est maintenant ZEP, qui reprend le flambeau avec cette BD one shot dés plus passionnante !

The End (planche) © Éd. Rue de Sevres

Entre réalité et fiction, complexité et poésie,  le scénario tient parfaitement la route. Loin  d’être une fable animiste, futuriste ou mystique, mais bien basée sur des études toutes récentes sur la capacité des arbres à communiquer entre eux. Zep pousse encore plus loin, en rajoutant la théorie selon laquelle, ceux-ci, pourraient réagir comme des « ordinateurs » en réseau en gardant la mémoire de la Terre et de ses changements climatiques.

La Nature serait là pour régulariser la vie sur Terre, et la « disparition » soudaine des êtres humains, s’écroulant sans aucun facteur visible déclenchant, ne serait que les prémices d’une catastrophe à échelle planétaire ! Je vous laisse le soin de découvrir comment il va diriger le scénario !

  • La conclusion :

« The End » aux Éditions Rue de Sèvres, ramène la Nature à sa juste grandeur. Zep continue sur sa lignée poétique et humaniste. Après son titre « Un bruit étrange et beau », véritable ode à la vie, son « The End », est réalisé dans le même esprit : illustrations comprises. Le lecteur se noie dans des couleurs de la Terre ; marron, bleu, verte, le tout en douceur ! Encore une œuvre superbement inspirante qui laisse à penser que certains autochtones avaient déjà « tout » compris !

« Je pensais que nous étions là pour observer la forêt, Mais c’est elle qui nous observait »

 

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, et couteau en second sur Le bon goût des choses ( végétarien, végétalien)

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