Bestia – Tome 2/2 – Éditions Les Humanoïdes Associés

Le déchaînement des Bestia approche de son apogée avec l’éclipse imminente. Kevyn et Jacquie se précipitent vers l’appartement de Sven, mais celui-ci a disparu. L’endroit est sens dessus dessous, griffé, saccagé… Les marques ne trompent pas : Sven a été attaqué par la bestia des Cécropias.

Ce second et dernier tome conclut un récit de science-fiction nerveux et viscéral, où les révélations tombent comme des couperets sur l’origine des monstres.
À retrouver aux Éditions Les Humanoïdes Associés depuis le 15 octobre 2025.(+14)

Bestia – Tome 2 © 2025, Les humanoïdes Associés

Le décor 

Cécropias – Laboratoire de recherche, douze ans plus tôt…

Dans le laboratoire, une fête bat son plein lorsqu’une alarme retentit. Un des sujets est dans un état instable. Le professeur, pris de panique, cache sa fille dans un recoin où, pense-t-il, rien ne pourra l’atteindre. Mais les voix dans sa tête grondent plus fort que la raison…

Présent.

Jacquie, perchée sur un toit, revit des bribes incomplètes de son passé sans vraiment les comprendre. Dès le lendemain, elle file vers l’appartement de Sven, accompagnée du petit ingénieur aussi génial que plaintif ! Kevyn, inquiet pour sa blessure, tente d’alléger l’ambiance par l’humour, mais Jacquie le remet vite à sa place : il ne reste que six jours avant la fameuse éclipse d’Oliu, celle où les Bestia verront leur puissance décuplée.

À leur arrivée, le chaos les frappe : un trou béant dans la façade, des griffes lacérant les murs… Et surtout, cette photo épinglée, un symbole de laverie ! Un indice, un piège, un message ? Il est temps d’agir.

Le point sur la BD 

Ça y est : Lucas Corc joue avec nos nerfs. Il nous balade d’hypothèses en révélations, avant de resserrer les fils dans un final dense et explosif.
L’intrigue monte en intensité : organisation de la survie, entraide dans un quartier urbain en ruine, affrontements et flashbacks rythmés.
L’auteur sait créer un lien fort entre ses personnages et les lecteurs : les habitants du quartier, Jacquie, et même ce petit chouineur aussi agaçant qu’attachant, forment une équipe humaine, profondément crédible.

Graphiquement, le mélange de caricature et de tension dramatique fonctionne : les expressions sont expressives, les ombres épaisses, la ville gronde comme un organisme vivant.
Et les réponses aux mystères du tome 1 valent l’attente : Bestia explore la différence, la peur et la haine, en flirtant avec un certain mythe ! Mais je n’en dirais pas plus, à vous de le découvrir.
Une lecture à la fois brute et émotive, publiée aux Éditions Les Humanoïdes Associés, où la bête n’est jamais tout à fait celle qu’on croit.

Conclusion 

Avec ce dernier tome, Corc boucle son diptyque Bestia avec une tension animale et sauvage !
L’univers rétrofuturiste se referme sur une vérité amère : celle des monstres qu’on crée, qu’on traque, et qu’on finit par devenir.
Entre révélations, adrénaline et humanité, Bestia publié aux Éditions Les Humanoïdes Associés, signe une fin haletante. On quitte ce quartier et ses habitants à regret, encore vibrants de cette lutte fraternelle contre la bête … intérieure autant qu’extérieure !!

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, bibliothrope !

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