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Cage The Elephant dévoile « Social Cues » avant sa nouvelle date parisienne !

Si vous avez succombé à l’énergique hit «Ain’t No Rest for the Wicked »,» qui avait inondé les ondes en 2009 on est ravi de retrouver le sextet du Kentucky autour de son nouveau projet musical.

Deux ans après la sortie de « Unpeeled », Jared Champion (batterie), Matthan Minster (claviers) Brad Shultz Matthew Shultz, Nick Bockrath (guitares) et Daniel Tichenor (basse ) reviennent avec ce tout nouveau tout chaud « Social Cues » aux sonorités indie pop. Le groupe américain confirme son talent pour l’écriture de hits pop rock qui devraient une nouvelle fois séduire le plus grand nombre. Tout d’abord, il y a ce petit choc visuel. A l’image des pochettes dérangeantes des albums précédents dessins à la Basquiat ou collages grossier, la photo du nouvel album ne déroge pas à la règle avec cette poupée gonflable grimée en cow boy, comme pour mieux illustrer les histoires étranges que l’on trouve sur ces 12 titres.

Sur « Night Running » on retrouve les ambiances pop rock que l’aime chez Beck, ces arrangements efficaces, qui faisaient la joie des teenagers au début des années 90. Un rock américain organique et intellectuel qui prend solidement appui sur la pop folk indie. L’hydre à six tête élabore sa musique avec une recette toute simple : des sons de guitares clairs et carillonnants pour les couplets, des batteries dansantes qui mettent en valeur tout le lyrisme des voix sur les refrains. Dès le premier titre, ça commence fort. La mélodie de « Broken Boy » parait fragile et puissante à la fois, les harmonies vocales semblent planer en apesanteur au dessus de la toile sonore tissée autour d’une batterie syncopée. Cela faisait longtemps que l’on avait entendu ce mélange de force et volupté sucrée que l’on aime chez Weezer. Bien sûr, on craque sur « Ready Let Go » qui respire le meilleur des Black Keys ou encore ce « Dance Dance » qui rappelle Kasabian. Le reste de l’album est calibré sur le même model où guitares se télescopent, claviers, basses rondes et dansantes  derrière une rythmique sautillante et groovy.

A noter aussi de belles ballades telles « Skin and Bones », ce « Good Bye » qui clôt l’album ou encore le magnifique « Black Madona » particulièrement poignant qui vous prend aux tripes. Près de quinze ans après ses débuts, Cage The Elephant fait partie de ces vieux briscards qui continuent à perpétuer la tradition d’un style indie rock que l’on affectionne particulièrement. Nous n’allons pas nous en plaindre…

A noter que Cage The Elephant sera en concert le 20 juin au Bataclan.

Jean-Christophe Mary

« Social Cues « (Jive Epic/sony)

Titres :     

Broken Boy

Social Cues      

Black Madonna

Night Running

Skin and Bones

Ready To Let Go  

House Of Glass

Love’s The Only Way    

The War Is Over

Dance Dance        

What I’m Becoming  

Tokyo Smoke

Goodbye

 

A propos jean-christophe.mary

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