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De toutes nos forces: Un film poignant

Le réalisateur du long métrage, De toutes nos forces, Niels Tavernier, de passage à Toulouse, présente un film fort de caractère, en présence des deux acteurs principaux, Alexandra Lamy et Jacques Gamblin. En salle le 26 mars prochain.

L'équipe du film De toutes nos forces de Niels Tavernier (à droite) en présence d'Alexandra Lamy (au centre) et de Jacques Gamblin (à gauche)
L’équipe du film De toutes nos forces de Niels Tavernier (à droite) en présence d’Alexandra Lamy (au centre) et de Jacques Gamblin (à gauche)

Plongé dans le noir, la toile blanche de l’écran devient noir, un silence assourdissant se fait entendre puis « Clac Clac Clac Clac » retentit encore et encore, le bruit des claquements de mains fait place à une image d’une beauté sans égale. Jacques Gamblin dans le rôle de Paul Amblard, apparaît au côté de son fils handicapé, Julien Amblard, interprété par Fabien Héraud, entouré par une foule concentrée à partir au premier coup de canon du triathlon « Ironman » . Cette image à elle seule résume, sans nul doute, la force du film. Pendant près d’une heure et vingt minutes, le combat d’un fils en fauteuil roulant se déroule à l’écran. Partagé entre une mère omniprésente, joué par Alexandra Lamy, et un père absent, il ne rêve qu’une chose, vivre quelque chose d’extraordinaire, et cette chose, il veut la vivre avec une seule personne, son père, un ancien sportif. Avec bravoure et combativité, il va le convaincre de concourir avec lui à l’un des triathlons les plus difficiles. Ce dernier hésitant finit par accepter. De là commence une incroyable épopée pour q’un père et son fils arrive à passer la ligne d’arriver de cette épreuve insurmontable. À la fin du film où plutôt du combat, l’espoir et l’envie de se surpasser transparaît hors de l’écran sur le visage de chacun de nous. À travers de magnifiques paysages, que le réalisateur documentariste a su glorifiés, De toutes forces, mérite bien son titre.

France Net infos : Niels Tavernier vous signez avec De toutes nos forces, un film poignant doté une incroyable force. D’où vous est venu l’idée de ce magnifique scénario ?

Niels Tavernier: Je vais du documentaire depuis près de vingt ans. J’ai principalement travaillé sur l’enfance en difficulté, ou l’enfance exclu, ou la naissance, ou la joie de l’enfance et juste avant mon film j’avais passé deux ans à Necker en Neurologie en service pédiatrique pour faire un documentaire. Le fait de côtoyer ces familles m’avaient fait du bien, ça m’avait permis de bousculer mes certitudes mais pas de manière agressive plutôt de manière consolante. Le bonheur que ces familles, ces enfants différents rendent, on produit sur moi quelque chose que j’ai envie de partager après d’une autre manière grâce au film. J’étais tombé aux Etats-Unis et en France, sur des pères qui avait construit des exploits sportifs considérables pour leur propre enfant, j’ai trouvé que c’était une leçon d’amour formidable ».

France Net infos: Le film montre des scènes sportives spectaculaires, parfois même dangereuses, d’autant plus risquées qu’elles ont été tournées avec un acteur handicapé. Comment s’est déroulé le tournage ?

Niels Tavernier: D’abord, pour trouver Fabien, il nous a fallu cinq mois. On a fait 180 établissements dans toute la France. Le jour où on a décidé de le prendre, il fait qu’il accepte d’avoir quatre mois de formation avec un coach. Sur ce qui est sport, il a fait confiance à Jacques, il est monté sur le vélo et il avait confiance à Jacques. La première fois, il flippait un, il déballe des pentes à 55km/ h mais après très très vite, il était confiant.

France Net infos: Et pour vous Jacques, comment s’est passé l’entrainement ?

Jacques Gamblin: Pour l’entrainement, je me suis entrainé intensément. J’aime le sport, ce qui était un point de départ important et j’ai un peu de pratique mais j’ai travaillé beaucoup, notamment en natation. En effet, la première chose que l’on doit toujours dans un film, c’est la crédibilité dans le personnage, il faut que l’on y croit. J’étais très attentif à ça. J’ai beaucoup d’admiration pour les sportifs. J’ai eu du plaisir à maitriser ça, ce n’est pas que de la souffrance. Ce que l’on a fait là est très dangereux, on ne s’en rend pas compte quand on voit le film, le danger que ça représente quand on descend une pente avec Fabien qui est devant. On l’a fait, tout s’est bien passé. C’était fort, cette responsabilité, la confiance était primordiale. Ça se passe dans la sueur, dans le muscle cardio-vasculaire, et dans cardio, il y a coeur. Là je pense que vous pouvez y aller avec cette citation (rire général).

Votre correspondant de presse à Cannes et à Toulouse, Christophe Carugati

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