Denis Fournaud présente le livre d’Homo Rigolens

La race humaine se démarque sous de multiples aspects. L’une de ses caractéristiques est sans aucun doute l’humour et le rire. Un réflexe qui fait du bien à la santé physique et mentale, selon de nombreux spécialistes… En hiver 2021, l’auteur Denis Fournaud présente un livre atypique, qui change considérablement dans le paysage littéraire français.

L’humour et son rôle clé

En France, le genre le plus populaire reste le roman. Dans cet ouvrage, l’auteur présente des entrées que l’on peut lire sur son site portant le nom de Duanruof. Sous forme de posts, l’écrivain se démarque par une réflexion sur l’humour et son rôle clé, qui permettrait à chacun d’atteindre le bonheur. « Je pense donc je ris, je ris, donc je suis. » Pour cet intellectuel empli d’autodérision, il est urgent de redonner une place importante et les lettres de noblesse au rire. Selon Denis Fournaud, la force comique est une énergie à la portée de tous. C’est pourquoi il a décidé de transformer son blog et de le transporter au format « livre ». Ses billets changent d’humeur et de forme, selon la thématique abordée. En réalité, son sujet principal est bel et bien la puissance du rire. Monsieur rédige des lettres, dédiées à de nombreuses personnalités dont Georges Minois, Philippe Arnaud, Michèle-Michelle ou encore l’astrophysicien Hubert Reeves. Afin d’exposer sa pensée et sa théorie concernant l’importance du rire, Sined n’hésite pas à détourner et à se moquer ouvertement d’institutions officielles. Dans son URR, le Conseil est plus avisé que les entités polluantes, qui détruisent le monde à coup de technologies mal utilisées.

Le rire s’oppose au sérieux

Dans le cadre de cette publication polémiste et provocatrice, l’auteur adopte un style à la portée de toutes les générations. Très orale et parfois vulgaire, cette expression grossière a pour but de choquer et de décontenancer. Dans la pensée collective, le rire s’oppose au sérieux. En ce sens, une attitude sobre, silencieuse et responsable est plus productive et liée à la science. Le rire était même condamné et mal perçu par l’Église, qui le rattachait aux parties basses du corps. Le rire éloigne donc le croyant de Dieu, qu’il est possible d’atteindre dans le silence et la piété. Le Diable est quant à lui un monstre cornu et moqueur… Dans l’esprit facétieux de l’auteur d’In Homo Veritas, le rire est une arme de réflexion. Un trésor de philosophie, un art de vivre à part entière qu’il convient d’user avec intelligence. Ce n’est pas pour rien que le singe est un animal très présent dans l’ouvrage en question, sous forme de photos aux légendes amusantes. Dans sa « GéloSophie », l’auteur entend bien exploiter l’humour à des fins de raison : « Je pense, donc je ris, Je gélosophe donc je vis. Éveillez-vous, les Rigolens. » La catégorie de personnes qui partage les mêmes valeurs et sens de l’éthique que Denis Fournaud est consciente : il est important de dénoncer les vices d’une technologie qui ne se met pas au service du bien-être. Au contraire, le transhumanisme atteindrait ses limites. À vouloir « tout connaître » sans doser ni catalyser cette soif, l’humanité ne parvient pas à s’épanouir comme elle pourrait. Au cours de ses lettres, l’auteur défend la thèse d’un humour surpuissant, qui s’opposerait aux institutions ennuyeuses.

In Homo Veritas, par Denis Fournaud

En réalité, Denis Fournaud use d’excès pour dénoncer un rejet du transhumanisme. Ce courant de pensée avance l’idée que l’humanité peut évoluer de façon exponentielle, par l’esprit et le physique grâce aux progrès scientifiques et technologiques.

Nombreuses sont les œuvres de science-fiction à avoir imaginé des scénarios grandioses, qui se sont concrétisées comme la science-fiction et les travaux de Jules Verne par exemple. Cet as de l’anticipation a entrevu des avancées qui ont bouleversé le vingtième siècle… Mais est-ce une bonne chose ? À s’abreuver auprès d’autant de sources de savoir, l’humain s’enivre et perd de vue l’essentiel, dont son bien-être. Celles et ceux qui gouvernent protègent la science incontrôlée : sous un angle légèrement conspirateur, Sined se sent comme investi d’une mission. Lui qui se joue des intellectuels s’enorgueillit d’un savoir. Grâce au rire qui emplit le rôle de catharsis, il entend bien redéfinir les relations entre les personnes, mais aussi la hiérarchie de la société déconnectée.

Le rire, porte de sortie dans la société actuelle

De plus en plus de personnes, peu importe la génération, ressentent les retombées d’une espèce de sensation de vide. Un monde froid, manipulateur où les médias mentent. Dans cette espèce de sinistrose, la chasse aux sorcières est toujours d’actualité. Aux nouvelles, des titres racoleurs qui « plombent » le moral et font perdre espoir. Finalement, le rire est sans doute une porte de sortie, dans le but d’empêcher le pessimisme et le nihilisme. Après tout, la catastrophe de Charlie Hebdo et la survie du journal démontrent à quel point la caricature et la moquerie sont des sujets « touchy » pour de nombreux individus… Et pourtant, il est toujours possible de s’en servir avec brio, afin de lutter contre l’ignorance véritable que représente la complaisance.

Site de l’auteur : http://denis-fournaud.fr/

A propos Patrick Delort

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