Herbie Hancock ouvre le Nice Jazz Festival

Les Niçois et les fidèles du Nice Jazz Festival attendaient cette nouvelle édition. L’année dernière, la manifestation, programmée quelques jours après l’attentat du 14 juillet, avait été annulée. Lundi, malgré des mesures de sécurité renforcées, le public, en grand nombre et de toutes les générations, a répondu présent pour la première soirée.

Le festival a démarré en beauté à 19h30 sur la scène du théâtre de verdure avec la jeune chanteuse américaine Becca Stevens. Sa jolie voix et son ukulélé ont séduit le public, qu’elle a définitivement conquis en reprenant, en français, “Le Sud” de Nino Ferrer, et “Always” de Stevie Wonder. Elle a reçu un très bel accueil. A l’issue de son concert, elle a pris le temps de dédicacer ses disques et de discuter avec le public.

Becca Stevens (crédit photo : Ville de Nice)

Au même moment, la scène Masséna a vibré avec Trombone Shorty, à l’énergie décoiffante. Il a livré un show détonant, en réussissant à faire bouger et danser le public. Dès le premier concert de la soirée, le ton était donc donné. L’ambiance serait à la fête. 

Lui ont succédé les légendaires De La Soul. Après plus de vingt-cinq ans de carrière, ces piliers du hip-hop ont attiré toutes les générations. La plupart les connaissaient ; d’autres, les plus jeunes, les ont découverts et se sont laissés emporter par leur énergie. Très communicatifs, les De La Soul ont repris les tubes qui ont fait leur succès et ont chanté des titres de leur nouvel album.

De La Soul (crédit photo : Ville de Nice)

La soirée s’est terminée avec deux styles différents. Au théâtre de verdure, Roberto Fonseca  a entraîné le public dans son nouveau voyage musical. Après son détour  africain avec  Fatoumata Diawara, qu’il nous avait offert en 2015, il célèbre cette année les racines communes du jazz et des musiques latines avec son nouvel album “ABUC”. Le pianiste cubain entouré de ses musiciens a fait se lever de leur siège les spectateurs du théâtre de verdure pour danser. 

De l’autre côté, c’était au tour du parrain de cette édition, Herbie Hancock, d’entrer en scène. On ne présente plus ce pianiste de génie, cette légende du jazz, qui, a plus de soixante ans de carrière, parvient toujours à se renouveler. Après l’ambiance survoltée des De La Soul, il a envoûté le public pendant une heure et demie avec une musique mêlant plusieurs styles, jazz, classique, funk… Le Festival était honoré de le recevoir et lui a réservé une ovation.

Herbie Hancock (crédit photo : ville de Nice)

 

Nice Jazz Festival

A propos Laurence Raybaud

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