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La Compagne de Russie : Edouard Moradpour

Édouard Morapdour signe son premier roman où il retrace sa vie entre Paris et La Russie. Ce roman décrit ses nombreuses relations sentimentales sur cette terre slave. Édouard Morapdour est né à Téhéran d’une mère russe d’où son attirance pour ses origines.

Le narrateur raconte le suicide de sa compagne russe par mutilation. Il est d’abord soupçonné de sa mort mais très vite innocenté. Dans un second chapitre, il décrit son arrivée en Russie et ses multiples rencontres féminines. Dans un troisième temps, il effectue des recherches ésotériques pour entrer en contact avec sa compagne défunte. Cette errance mystique le mène à réfléchir sur son comportement envers les femmes.

« La compagne de Russie » sera un rendez-vous manqué. L’écriture trop lisse de cette autobiographie laisse le lecteur dubitatif. Il a des difficultés à pénétrer les motivations profondes de ce récit.

Les femmes russes sont réduites à de simple objet de désir et perdent une part importante de leur humanité. La préface de Jacques Séguéla promet des révélations sur les amours d’un chef d’entreprise publicitaire mais le lecteur suit de manière éloignée le catalogue des passades voire liaisons du narrateur. Le passage ésotérique ne convint pas le lecteur malgré les justifications et les descriptions apportées par Alexandre (le narrateur).

Il faut cependant admettre que la structure du roman est très intéressante; le roman débute par le suicide de sa compagne, puis un retour en arrière sur ses conquêtes précédentes, puis leur propre rencontre et enfin le récit revient dans le présent. Une très belle prouesse littéraire à ce niveau.

Malheureusement, le phrasé reste plat et inconsistant. Le lecteur achève sa lecture pour le respect du travail accompli par cet auteur mais reste sur sa fin doutant de l’évolution réelle du héros.

Voici quelques citations tirées du roman:

 » Ne pas me compliquer la vie : plus rien ne m’attache désormais à ces gens et je désire désormais poursuivre mon existence sans eux. Dés que j’aurai présenté mes condoléances à la mère d’Aliona et à son mari, et lorsque je les aurai conduits dans l’appartement de leur fille, je leur dirai adieu. Mon futur est ailleurs. Il se poursuivra sur sa lancée, loin de ces gens auxquels plus rien ne me retient. »

 » Macha était le début de ma Campagne de Russie, l’amorce de ce que serait ma future conquête toujours insatisfaite. Elle était mon premier exploit russe. Mon béguin russe, pour ses femmes surtout, ne me lâcherait plus. »

 » Je ne me laissai pas émouvoir. Rien ne m’énervait davantage que les effusions sentimentales sous quelque forme que ce soit, et cela d’autant plus de la plus part des gens que j’estimais. Cela me les rendait insupportables. Je ne tolérais pas le manque de courage qui impose aux gens de s’écraser. Pire, de s’enfoncer dans un chagrin – impardonnable enfantillage à mes yeux. Un adulte ne pleure pas, voyons ! »

 

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