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Le fils de la perdition, one shot aux éditions Soleil.

le-fils-de-la-perdition-soleilParu le 23 octobre 2013, aux éditions Soleil, Le fils de la perdition est un one shot de Christophe Bec pour le scénario et Andrea Mutti pour le dessin, une descente aux enfers implacable et surréaliste, pourtant annonciatrice…

Dans un petit village du Lubéron, un prêtre court jusqu’à l’église, passant devant deux vieux hommes, sans leur adresser la parole, il va prier devant la sainte vierge. Le soir tombe, dans une ville paisible une bombe explose, des personnes fuient, tiennent dans leurs bras les êtres aimés, des chars passent devant des ossements humains, parmi des blessés et des morts, une silhouette se tient fièrement debout, elle se rapproche, sous la capuche noire semblent s’illuminés des yeux rouges lumineux, l’antéchrist arrive sur le monde et veut sa destruction… Sur ses visions d’horreurs, le prêtre se réveille de son cauchemar, pensant ainsi que Dieu lui parle, lorsqu’il relève la tête son crucifix est à l’envers, et la vierge pleure du sang… Après un match de football entre l’OM et le PSG, Perkis semble las de sa vie, mais ne se plaint pas forcément de son travail de conducteur de métro dans Paris.

Christophe Bec met petit à petit les pièces en place, permettant ainsi de faire languir le lecteur, laissant apparaitre tout d’abord des petits flash de la violence qui apparaissent un peu partout dans le monde, jusqu’au moment où un drame touche le héros, Perkis, conducteur de train qui va voir une femme enceinte se jeté sous ses roues. Traumatisé, rempli de questionnements, il veut savoir qui était cette femme et d’où lui viennent ces visionsle-fils-de-la-perdition-soleil-extrait d’horreur qui semblent si réelles… Perdu, tout comme le héros entre le réel et l’irréel, le lecteur ne sait que croire, et suit sa lecture de cette bande dessinée sombre. Sous le ton d’une troisième guerre mondiale, de l’apocalypse et de la religion, le récit est prenant, la lecture, plutôt longue, se fait malgré tout simplement, tellement l’histoire est captivante. Le dessin d’Andrea Mutti est bien évidement sombre, il se veut réaliste, détaillé et travaillé, son trait est touchant et juste.

Le fils de la perdition est une belle et surprenante découverte, une bande dessinée bien menée et bien faite, sombre mais juste, de ce monde qui est le nôtre. Un signe annonciateur que cet ouvrage…

A propos celine.durindel

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