L’esprit de Lewis est un diptyque, qui débute acte ce premier acte, écrit par Bertrand Santini et dessiné par Lionel Richerand, qui offre une bande dessinée psychologique, fantastique, mystérieuse et surnaturelle. Un bel ouvrage paru, dans la collection Métamorphose des éditions Soleil, en octobre 2017.
Dans la nuit du 30 novembre 1898, une femme est morte. A son chevet, son fils la pleure. Elle est bientôt enterrée, dans le cimetière derrière le jeune Lewis, la famille, les amis sont présents. Le jeune homme doit faire ses adieux… Chez le notaire, Lewis et ses trois grandes sœurs écoutent les dernières volontés de leur mère. Suite au divorce, la défunte était seule détentrice des biens patrimoniaux issus de la famille. Le père est donc en aucun cas concerné par cette succession. C’est Lewis qui est seul bénéficiaire de l’héritage, sa mère souhaitait lui léguer les quatre demeures familiales. Il restait à sa charge d’assurer la subsistance de ses trois sœurs jusqu’au mariage de chacune d’entre elles. Pleurant sur une photo de lui, enfant et sa mère, le jeune homme ne souhaite qu’une demeure, et donne les trois autres demeures à ses sœurs. Tout le monde est stupéfait, mais Lewis est déterminé, et signe un papier pour valider son acte. Il veut partir au plus vite à Childwickbury, pour y retrouver le souvenir de sa mère…

Ce premier acte de L’esprit de Lewis est un bel ouvrage, une bande dessinée mélancolique et douce, pleine d’espoir et de volonté, qui offre une rencontre fantastique et passionnante entre un vivant et une morte, qui vont apprendre à se connaître, à s’aider…
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