L’heure des Assassins : un plaisir coupable

La réussite est une chose étrange. Voyez-vous, ce soir, je signe mon retour triomphant en Angleterre. Tout le gratin de Londres sera là, pourtant il y aura bien un grand absent. Moi, Philip Somerset. Vous ne me verrez pas car ce soir, je vais mourir.

Intriguant n’est-ce pas, mon cher Watson ? Quel plaisir de retrouver la troupe de Julien Lefebvre pour une nouvelle enquête énigmatique à la Agatha Christie. Après Le Cercle de Whitechapel et Les Voyageurs du Crime, tentez de percer les secrets de L’heure des Assassins. Cette fois-ci le huis-clos est une partie prenante du crime, qui a lieu en dehors du salon dans lequel se retrouvent enfermés nos trois émérites Columbo d’un soir : Bram Stoker, Georges Bernard Shaw et Arthur Conan Doyle. En bloquant littéralement l’intrigue entre quatre murs, avec un assassin qui agit en toute impunité à l’insu de nos regards, le spectateur est sur le qui-vive au moindre détail. Chaque mot, attitude, déplacement suspicieux est décortiqué. Un suspens redoublé par un compte à rebours anxiogène. L’heure des Assassins est une madeleine policière à élucider avec un plaisir coupable. Il y a un indice dans cette dernière phrase, que je vous laisse découvrir sur scène.

L’heure des Assassins
La Comédie de Paris, jusqu’au 18 janvier 2026

De Julien Lefebvre
Mise en scène : Elie Rapp et Ludovic Laroche
Avec :
Miss Belgrave > Stéphanie Bassibey / Aurélie Bargème / Emilie Cazenave
John Hartford > Pierre-Arnaud Juin / Yannis Baraban 
Arthur Conan Doyle > Ludovic Laroche / Pierre Val 
Miss Lime > Ninon Lavalou / Donatienne de Croisoeuil 
Bram Stoker > Jérôme Paquatte / Frédéric Souterelle 
Georges Bernard Shaw > Nicolas Saint-Georges / Laurent Paolini 

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