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« Carla on My Mind »: Ciryl Montana, un auteur en voie d’ascension.?

«  ça me rendait furax qu’il y ait des types qui puissent gagner en un mois de boulot de quoi faire vivre toute une ville africaine pendant je ne sais combien d’années. … Mais comment ces mecs pouvaient se regarder en face ? Je rêvais d’opération commandos romantiques. Zorro is back in town. Sur France Inter, Daniel Mermet avait raconté que dans les années soixante dix, des types avaient fait un casse chez Fauchon pour aller tout redistribuer dans les cités. Génial, j’en veux encore.  Fauchon, fauché. Je ne savais pas quoi faire pour ne pas devenir à mon tour quelqu’un qui ne pense qu’à sa gueule sur cette grosse boule qui tourne toute seule dans l’infiniment grand. »

C’est une histoire de vie que nous raconte Montana sans trop de détails, on pourrait dire, qu’on reste à la surface bien connue d’un état plus complexe, d’une tranche de nos vies importante qui mériterait qu’on s’y attaque peut être plus en profondeur. Est-ce que Montana a voulu ‘faire simple’ . ? En tout cas, il enfonce pas mal de portes ouvertes mais pousse le point de vue antisocial presque à l‘extrême, et c’est vaguement Kerouac et ses clochards célestes qui nous viennent alors en tête… Malheureusement, sans ou avec très peu de talent.

Ce mini roman d’une centaine de pages,  passe comme un éclair mais laisse indifférent malgré l’étonnante impression de réel  qui parcourt le livre, tout du long. On a surtout le sentiment de lire un rapport de vie, concentré sur l’essentiel à ce point qu’il en devient passe-partout.

Qu’il plaise ou ne plaise pas, la lecture est rapide et facile quoique (on l’a déjà sous –entendu) peu accrocheuse. Alors un mauvais livre . ? Non.

Une histoire qui passe bien, une écriture qui se veut innovante, facile,  et « comme on parle », à la manière de la Beat Generation,- ou encore de Bukowski le vénéré ; avec toujours, cette petite étincelle en moins qui fait la (mauvaise) différence. -Un héros comme on en connait tous forcément un dans notre entourage, et puis sinon on n’aura  pas vraiment de mal à s’identifier  soi-même au héros …  Après tout, qui n’a jamais eu à affronter une rupture, un boulot chiant, et n’a jamais plaint les clochards (célestes . ?) ; les mendiants des lignes de métro.

La seule chose qui manque ici à Montana, c’est un plus, un ‘truc’ accrocheur qui rendrait différente son histoire, banale.

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