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Rencontre avec l’acteur Serge Riaboukine

Serge Riaboukine est bien connu des téléspectateurs et des cinéphiles. Dernièrement, il jouait le grand-père de Mathilde Seigner dans la saga à succès de TF1, adaptée du roman de Michel Bussi, Le temps est assassin. Nous l’avons rencontré à Cannes, à l’occasion des 32èmes rencontres cinématographiques, dont il était l’un des membres du jury présidé par l’actrice Déborah François. En toute simplicité, nous avons parlé de ses goûts, de sa riche carrière, au cinéma, à la télévision et au théâtre.

Il a su très tôt qu’il voulait être comédien. « C’était comme une révélation, dans une cour d’école, en faisant l’imbécile ! ». Il était dans l’angoisse de ce qu’il allait devenir et puis, d’un coup, « une évidence » : il serait comédien. Passée cette révélation, il a fallu faire accepter ce choix à son père, ce qui n’a pas été facile. Ensuite, il a suivi un parcours classique pour devenir comédien : conservatoire de Lyon, cours privé puis Conservatoire de Paris. « Grâce à la lecture, j’ai aussi réussi à me trouver ; j’avais toujours cinq livres différents sur moi et j’avais l’habitude de passer de l’un à l’autre. », nous a-t-il confié.

Serge Riaboukine a d’abord joué au théâtre, des classiques notamment où il reconnaît s’être régalé. Mais dès le début, il avait envie de faire du cinéma.

Dans sa carrière, il fait souvent le grand écart : il a joué dans des courts métrages, des polars, des comédies, en passant par des films d’auteur ou des films de genre.  Ce qui motive ses choix ? « la nature humaine ; même si ce n’est pas un film qui peut changer le monde, tout ce qui est censé montré l’humanité que l’on peut avoir dans la vie de tous les jours m’intéresse », avoue-t-il.

A Cannes, lors des Rencontres cinématographiques, Gérard Camy, le président de Cannes Cinéma, lui a demandé de montrer l’un de ses films. Il avait d’abord pensé à En mille morceaux de Véronique Mériadec avec Clémentine Célarié  mais le film était trop violent. Il a alors choisi trois courts métrages dont La leçon de guitare pour lequel il a remporté plusieurs prix dans des festivals.

Parmi tous les registres de cinéma, les comédie ont nettement sa préférence. Il en a fait quelques-unes qui ont bien marché comme La tour Montparnasse infernale, Trois Zéro , Antilles sur Seine, Grégoire Moulin contre l’humanité.  « Fou de comédies », il aimerait qu’on lui en propose bien plus souvent. Il estime qu’il n’a pas encore pu montrer ce qu’il est capable de faire. « J’ai esquissé dans certains rôles », admet-il.  Avis donc aux réalisateurs…

Serge Riaboukine n’a rien d’un carriériste. Il ne court pas non plus dans les soirées mondaines. Sa fille de 12 ans est là pour le ramener à la réalité. Elle a vu certains de ses films et adore Johnny Depp, l’un de ses acteurs préférés. « J’ai eu maintes fois l’occasion de croire que j’étais le meilleur et grâce à elle, je me remets en question. »

Au Festival de Cannes, où il s’est souvent rendu, il est facile de penser que l’on est le meilleur. « C’est toujours gratifiant quand les gens nous reconnaissent et disent du bien de notre travail ». Il est venu accompagner plusieurs films en compétition, notamment Western de Manuel Poirier et Comme une image d’Agnès Jaoui.  Une année, il a voulu présenter Capone de Jean-Marc Brondolo, un téléfilm qu’il aimait beaucoup,  pour qu’il puisse bénéficier d’une sortie en salles. En vain. Le producteur Xavier Durringer l’a convaincu qu’il valait mieux être gagnant dans une forme télévisuelle plutôt que noyé au milieu des sorties cinématographiques.

Récemment, au cinéma, il a vu Chambre 212 de Christophe Honoré qu’il a beaucoup aimé. Désormais, il a « un regard plus intéressé pour le cinéma français ». Il n’a pas encore vu Les Misérables de Ladj Ly mais il a appris que le réalisateur a ouvert récemment une école de cinéma en banlieue. « Ca me donne envie d’y aller pour prêter mes quelques lumières ! », avoue-t-il. Evidemment qu’il a beaucoup de choses à transmettre.

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