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Trois quarts d’heure avant l’Armistice – Théâtre Essaïon – Paris

Trois quarts d’heure avant l’Armistice – Comédie dramatique de et mis en scène de Philippe Sabres avec Isabelle Fournier et Philippe Bertin – Lui professeur, Elle assistante d’un impressario. Ce couple partage un lourd secret, hérité des derniers mois de 1918. Une pièce qui se déroule alternativement au lycée puis dans l’appartement du couple. Une pièce qui relie étroitement des évènements de la première et de la deuxième guerres mondiales.

Trois quarts d’heure avant l’Armistice

Théâtre Essaïon – Paris IVe

du 15 février au 14 avril 2018

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1942. Une salle de classe du lycée de Courbevoie. Robert, la soixantaine, enseigne pour sa dernière année. Il fait un cours sur la guerre de 14-18 à ses terminales. Mais de quelle façon parler des allemands quand ils occupent le pays ?
A la maison, Suzanne son épouse, a reçu des coups de fil du proviseur : peut-elle un peu « calmer » Robert ? De son côté, à l’insu de Robert, elle écoute la radio allemande, elle semble s’intéresser beaucoup à l’occupant. Elle fréquente des officiers dans le cadre de son travail d’assistante d’un impresario parisien…

Robert, un professeur tres virulent. Suzanne, une femme en lutte. Ils ont un mobile à leur fureur intérieure…

Un secret familial les lie tous deux autour d’un fait assez ignoré encore aujourd’hui : La falsification par l’état-major français de la date de mort des derniers combattants tombés le 11 novembre 1918 quelques minutes avant l’armistice dans le secteur de la Meuse.

L’Etat-major connaît depuis la veille l’heure exacte de la fin des hostilités : 11h. Mais parce que les ordres sont d’attaquer l’ennemi jusqu’à la dernière minute de la guerre, des soldats tomberont dans la nuit précédente et la matinée. Qu’à cela ne tienne : on écartera les témoins, on ira jusqu’à déplacer un régiment sur le front d’orient, on inscrira la date du 10 novembre sur les tombes des derniers fauchés… Ces faits, Robert les raconte à dessein en cours d’histoire…
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SUR SCÈNE : Isabelle Fournier, Philippe Bertin 

AUTEUR ET METTEUR EN SCÈNE : Philippe Sabres 

INFORMATIONS PRATIQUES ET BILLETTERIE :

Représentation du jeudi au samedi à 19h30

Durée: 1h25

Au guichet : Théâtre Essaïon – 6, rue Pierre au lard – 75004 Paris

Par téléphone : 01 42 78 46 42  

En ligne : www.essaion-theatre.com ou sur les sites de réservation habituels

Tarifs : Plein tarif 20 euros / tarif réduit 15 euros (pour les moins de 26 ans, étudiants, plus de 65 ans, habitants du 4ème arrondissement, demandeurs d’emploi, intermittents du spectacle, associations et groupes de 10 personnes minimum, sur présentation d’un justificatif)

NOTE D’INTENTION DE L’AUTEUR :

« Si mon père était mort sur un champ de bataille de la première guerre mondiale, je ne serais évidemment pas là pour écrire cette pièce. Il se trouve que ce fut son frère unique qui y mourut. C’est dire comme l’évènement me touche de près. Je n’ai même pas soixante ans. Et pourtant je suis le neveu direct d’un tué de 1916 : un jeune homme de dix-huit ans, qu’une succession de deuils familiaux conduisirent à devancer l’appel de sa classe. Un jeune homme qui partit la fleur au fusil, selon l’expression consacrée, ce qui dans la réalité des faits se concrétisa par ce télégramme à son meilleur ami : FOU DE JOIE STOP PARS DEMAIN AU FRONT STOP PHILIPPE STOP.

Ce Philippe, je ne porte pas seulement son nom, je porte son prénom aussi… il fallait que mes parents le fassent se survivre.Je me suis d’abord éveillé à cette guerre de 14 grâce à ma carrière de comédien. J’ai eu à jouer il y a plus de vingt ans un personnage de cette époque troublée. Pour me préparer au rôle, je me suis nourri d’archives familiales. La période n’a plus quitté mon esprit et Philippe de 1916 est entré dans ma vie. Pour le dire autrement : Philippe est sorti enfin du bouillon familial ancestral d’où il attendait qu’un être de son sang le saisisse ?

L’impulsion de départ de l’écriture de la pièce n’est donc pas cette péripétie peu connue de la première guerre mondiale à laquelle le titre fait référence. En revanche, cette péripétie qui me fournit l’étoffe du récit, fait aussi que ce n’est pas directement le destin de mon oncle que je raconte. Seul l’épilogue est le même : la mort. L’âge aussi : dix-huit ans.

J’ai aussi changé la perspective. La première guerre mondiale est tout le temps présente dans la pièce, mais la pièce se passe en 1942. La question pour moi valait le coup d’être posée : Comment parler d’un conflit entre l’Allemagne et la France, à une période où l’ancien vaincu est devenu le vainqueur ?

Mon père s’appelait Robert. Je ne crois pas qu’il ressemblait au Robert de la pièce, mais au fond, qu’est-ce que j’en sais ? Et à l’instant où j’écris ces lignes je réalise que je fais porter aux deux personnages un chagrin aussi lourd que le sien le fut après la mort de son frère… Enfant, je n’en avais rien su, mais l’enfant est une éponge… La mort de Philippe à ce qu’on appelle le champ d’honneur (le mot me blesse), cela fait cent ans exactement.»

 

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