En juin 1629, le Jakarta s’abîme au large des îles Abrolhos, obligeant les passagers à s’abriter sur un des îlots. Avant que le navire ne coule, les naufragés récupèrent également sa précieuse cargaison. Lucrétia Hans et Wiebbe Hayes, pensent que cela va apaiser les idées de mutinerie de Cornélius et ses sbires, mais ils se trompent. Ce qu’ils vont subir, et bien loin de ce qu’ils avaient pu imaginer…
Second et dernier tome de cette libre adaptation d’un fait réel, reflétant les tréfonds des âmes les plus sombres.
À retrouver chez Glénat BD.(+16)

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Le décor :
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« Il suffit que les hommes de bien ne fassent rien pour que le mal triomphe » … Edmund Burke
La plage d’une des îles de la Terra Australia…
Tandis que les naufragés s’ installent tant bien que mal, un camp sur la plage, deux hommes arrivent. Ils ont retrouvé Jéronimus Cornélius, inanimé. On dépêche un chirurgien afin de le soigner, et les hommes se réjouissent tout en allant prévenir les autres ! Cependant, Lucrétia et Hayes, au courant de ce qu’il fomente (Cf.Livre1) sont beaucoup moins enjoués. La jeune femme somme Hayes de le tuer sur-le-champ, avant que les hommes et le médecin ne reviennent. Mais Hayes ne peut exécuter sa demande en se rappelant ce qu’il risque pour annihiler « le plus haut gradé » de la VOC.
Tandis que les autres reviennent, elle tente de convaincre le révérend en lui racontant comment celui-ci a tenté d’empoisonner Pelsaert, et comment il a commandité une future mutinerie. Mais que vaut la parole d’une bourgeoise et d’un gabier, sur une île perdue ?!!
Les sbires de Cornélius rappliquent et se réjouissent…. Il est trop tard à présent pour arrêter le massacre à venir …. Lorsque Cornélius reprend connaissance, il se pense « élu de Dieu » pour mener à bien son destin de larmes et sa quête de sang…
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Le point sur la BD:
Une seconde partie bien plus sombre que la première, où est consigné le naufrage. La révélation sanglante et les manipulations psychologiques du personnage principal pour mener à bien son sinistre plan. Puis le sauvetage et le procès.
Xavier Dorisson ne nous fait aucun cadeau : il exprime avec toute la violence et l’horreur, le conditionnement et la soumission des personnages à travers les ordres d’un esprit malade !! Puis, le scénario prend des airs de survival dans une ambiance sordide. On est pendu à la narration, comme à chaque rebondissement, ou événements. Et on a du mal à croire à tant d’intelligence et de stratégie de la part d’un subrécargue ! L’appât du gain aidant à perpétuer tout un massacre et le statut social, à convaincre une foule de brebis !!
1629 et cette effrayante histoire des naufragés du Jakarta, se pare de graphismes réalistes et convaincants grâce à la patte graphique de Thimothée Montaigne. C’est grandiose, avec ce grand format magnifique proposé par les Éditions Glénat. L’illustrateur habille le scénario d’une aura bien particulière, en scindant les chapitres façon esquisses et documents d’époques pour nous plonger totalement dans le siècle en cours.

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La conclusion :
1629, l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta publiée en diptyque aux Éditions Glénat et un véritable « trésor » !! Une reconstitution certes, libre, mais qui colle totalement avec la réalité en plongeant dans le plus profond d’une âme psychopathe. Une réussite spectaculaire pour un diptyque de collection !
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