Accueil / Culture / 50 nuances de grey de E.L James :Un roman Harlequin à la sauce piquante

50 nuances de grey de E.L James :Un roman Harlequin à la sauce piquante

Ne me juge pas trop vite toi ami lecteur, oui toi, que je pointe du doigt, ne te retourne pas c’est bien à toi que je m’adresse. Je sais, tout et rien a été déjà dit sur ce livre, la jaquette note d’ailleurs très fièrement « le livre le plus vendu au monde en 2012 ».

Tu te dis, ami lecteur, mais pourquoi, why, warum ? Alissash aussi doit s’y mettre et écrire une chronique sur ce monument de la littérature contemporaine, du moins pour l’année 2012 ??? Mes motivations pour écrire ce papier sont doubles : premièrement, et je ne m’en cache pas, c’est un des mots clés les plus recherchés sur les net en ce moment, et telle l’opportuniste chanté par Jacques Dutronc, je me jette sur le sujet dans l’espoir que « toi » lecteur, devienne « vous » lecteurs…

50-nuances-de-greyEt deuxièmement, j’ai une petite histoire à raconter au sujet de ce livre… Je m’empresse d’ailleurs de vous la relater, pardon, de TE la relater…
Cette année pour noël, comme j’ai été très sage, le papa noël m’a offert un livre : « 50 nuances de Grey ». Evidemment, comme tout le monde, j’avais entendu parler de ce livre « sulfureux » qui raconte une histoire d’amour sur fond de pratiques sado-masochistes. A moins de vivre dans une grotte tout en haut d’une montagne, ou d’être dans le coma, je ne vois pas qui n’en aurait pas entendu parler, vu le tapage médiatique fait autour de cet ouvrage. Anastasia, jeune fille sage et inexpérimentée, termine tranquillement sa licence dans sa petite ville paumée des Etats Unis, et rêve du Prince Charmant. Par le fruit d’un mystérieux hasard qui n’arrive que dans les romans ou les films, elle le rencontre sous les traits du bellissime, richissime, milliardissime, charismatissime, intelligentissime, parfaitissime Monsieur GREY.

Là où les choses se corsent c’est qu’il a une vision plutôt particulière des relations amoureuses : il signe des contrats avec ses maîtresses, et sur le contrat, il note une lampée de contraintes, droits et devoirs du genre : je donne la permission à mon jules de me scotcher les mains, je donne la permission à mon jules de me fouetter, mais attention, pas touche aux animaux, aux morts, et autres atrocités de ce genre…Le livre relate une jolie bluette, avec des effets de style tout droit piqués de romans Harlequin du genre : il me lança un regard de braise, je fondis intérieurement.. mais allez, je suis mauvaise langue, même si le style est très bateau, on va imaginer que ce n’est pas de la littérature, ça soulage les neurones fatigués par une longue journée de travail et permet de se détendre.

Je dois avouer que j’ai beaucoup apprécié les dialogues intérieurs de la petite Ana, sa déesse intérieure, qui représente notre petit démon, qui fait du saut à la perche ou va se cacher derrière le canapé… et sa conscience qui représente… sa conscience, le petit ange qui est en chacun de nous.
A la lecture de ce livre, je ne pus que constater qu’il ne faut pas posséder grand talent de conteuse pour parvenir à intéresser les foules et à hisser en haut du podium des ventes une historiette sans grand intérêt et sincèrement sans style d’écriture extraordinaire. Forte de ce constat, et possédant la plume facile, je me dis en mon fort intérieur : pourquoi pas moi ? Sur ce, ma conscience me déclara aussitot : ben vas-y toi, t’as qu’à pondre le roman de l’année 2013 ! à quoi ma déesse intérieure, après avoir fait un triple salto arrière vrillé me dit : ben oui, quoi, si l’autre y est arrivée.. pourquoi pas toi !!!

Et voilà pourquoi, toi ami lecteur, es en train de lire mes petites pensée intimes…

Ah oui, du coup, j’ai oublié de finir mon histoire, je reçois donc en cadeau cet ouvrage « 50 nuances de Grey », que je laisse trainer dans mon sac. Alors que je l’exhibe fièrement à l’atellier où je travaille,espérant avoir des cris outrés et autres regards en biais,  le jeune mécano avec qui je passe huit heures par jour, prend le livre, le tourne et le retourne, lit la quatrième de couverture et avouant n’avoir jamais entendu parler de ce roman d’un ton dubitatif me dit : ok ça a l’air bien, mais j’attendrai quand même qu’il sorte en DVD !!! LOL

PDF24    Envoyer l'article en PDF   

A propos alissash

A lire aussi

Carré des Ecrivains au Centre Bourse à Marseille

Grosse affluence samedi 18 novembre 2017 pour la 26ème édition du Carré des Ecrivains au ...

Un commentaire

  1. Le père Noël doit être heureux que son cadeau soit a l’origine d’un si bel article ,et moi suis heureux de retrouver cette charmante façon de vivre un bouquin a la lecture de cette merveilleuse chronique d’Alissah. Bravo encore et vivement le prochain !

Lire les articles précédents :
Alceste à bicyclette : un film de Philippe Le Guay

Philippe Le Guay nous présente son film Alceste à bicyclette ou comment faire une alchimie ...

Silas Corey, de Fabien Nury et Pierre Alary, chez Glénat.

Paru le 16 janvier 2013, aux éditions Glénat, Silas Corey, Le Réseau Aquila ½, est le premier ...

Le nouveau prodige du rock anglais à 18 ans

Sortie aujourd'hui en physique de l'album de Jake Bugg, le nouveau prodige du rock anglais ...

Fermer