Nous avons tendance à associer le stress chronique à des problématiques actuelles. Cette conception peut cacher une pluralité de causes plus profondes qui génèrent ces tensions. Plutôt que de s’attacher à un événement particulier, considérons qu’au fil des années, les épreuves et les interactions entre les membres d’un même groupe entraînent une accumulation d’expériences relationnelles éprouvantes. Lorsque nous ramenons le stress à ce que nous pouvons ressentir, il se manifeste par des sensations désagréables, des perceptions corporelles qui par la suite sont interprétées au niveau de l’esprit. L’hypnose peut nous aider à réguler les émotions, à couper avec des affects et des raisonnements qui portent une charge négative. L’intention du praticien est de permettre à la personne d’ouvrir un espace de réflexion pour qu’elle mobilise ses propres ressources.
Le groupe
Bien vivre au quotidien revient à gérer l’ambivalence entre les exigences du groupe auquel on appartient (professionnel, familial, cercle relationnel) et ce qui fait notre individualité. Au niveau psychique, notre personnalité évolue avec d’un côté les aspirations individuelles et de l’autre les contraintes de la vie en collectivité. Autant dire que la qualité de la communication et les interactions entre les membres d’un même groupe peuvent avoir beaucoup d’influence sur notre climat intérieur. Le maintien de l’équilibre relationnel est l’affaire de tous, il ne se mesure pas mais se ressent. C’est un ajustement permanent qui peut avoir pour limite la raison, l’intérêt du groupe et les émotions liées à la recherche individuelle de la satisfaction.
La scène et les coulisses

Perspectives offertes par l’hypnose
L’hypnose permet de libérer un espace chez la personne où l’utilisation de l’imagination va remplacer l’expression 
Dans un premier temps, l’hypnose agit au niveau corporel pour chasser une grande partie des perceptions négatives. Limiter ces sensations revient à diminuer leur interprétation et à ramener les ruminations dans des limites moins pénalisantes. Dans la continuité, le thérapeute peut proposer à l’hypnotisé d’aller chercher des souvenirs positifs en lien avec sa problématique stressante. Cette étape semble incontournable dans la prise de conscience par la personne de ses potentialités. Reste alors à solliciter les capacités de détachement (2) de l’individu tout en prenant en compte les besoins du groupe. La régularité des séances permet la bonne intégration de l’ensemble du travail. Le praticien pose un cadre où il donne peu de conseils pour éviter d’activer des résistances. Il s’organise pour que la personne n’ait plus besoin de lui dans un délai raisonnable. L’hypnose fait partie de la catégorie des thérapies brèves, le protocole décrit dans cet article se traduit par six à huit séances, en fonction des retours et de la sensibilité de l’hypnotisé.
- la transe : état de conscience modifiée provoqué par la concentration et l’imagination de l’hypnotisé
- capacités d’attachement et de détachement : théorie formalisée par le psychiatre et psychanalyste J.Bowlby
Bibliographie
- François Roustang, La fin de la plainte – 2000 Odile Jacob
- Françoise Dolto, L’image inconsciente du corps – Editions du Seuil
- Sigmund Freud, Psychologie des masses et analyse du moi – 2010 Puf
- Gregory Bateson, La double contrainte, l’influence des paradoxes en sciences humaines – 2008 Carrefour des psychothérapies
- Didier Anzieu, Jacques-Yves Martin, La dynamique des groupes restreints – 2013 Puf
- Erwin Goffman, La présentation de soi, la mise en scène de la vie quotidienne – 1973 Editions de minuit
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Bonjour
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