L’été fantôme est une bande dessinée, un récit complet, d’Élisabeth Holleville, paru aux éditions Glénat, en avril 2018. Un roman graphique original, captivant, inquiétant et subtil, qui mêle le passage à l’adolescence, les premiers amours, les vacances et le surnaturel.
Une voiture arrive devant un portail. Louison va ouvrir le portail pour ses parents, tandis que sa grande sœur reste assise à l’arrière de la voiture. Rodin, le chien, accueille Louison en aboyant. La jeune fille caresse le chien, tandis que la voiture passe devant eux et entre dans la cour. La grand-mère descend les marchés et demande à Rodin de bien vouloir se taire. Elle embrasse tout le monde et propose de pré de l’apéro sur la terrasse. Louison monte sa valise, passe dans le salon et regarde toutes les vieilles photos accrochées aux murs ou posées sur les meubles. Puis elle rejoint sa mère et sa grand-mère dans la cuisine. Sa mère sent une drôle d’odeur, ouvre les placards et découvre un vieux camembert moisi, avec plein d’asticots. Elle demande à la grand-mère comment elle a pu oublier cela… La femme s’inquiète pour sa mère, tandis que son mari la rassure. C’est là, sur la terrasse, alors que Louison joue avec son troll, qu’elle voit une jeune fille dans le jardin…

L’été fantôme est une bande dessinée originale, un roman graphique captivant, intrigant et inquiétant, entre surnaturel, fantôme, pouvoir, enfance, adolescence, amour, innocence et mort.
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C’est en effet un livre et un récit magnifiques ! Le traitement de la lumière, et surtout du temps qui passe, rappelle comme l’enfance, et la vie, et le temps des vacances, sont éphémères. Derrière des apparences de grande simplicité, le découpage est très savant, original en effet parce que l’auteur prend tout son temps pour s’attarder sur des détails insignifiants mais qui caractérisent si bien les souvenirs d’enfance. Il faut aussi la féliciter pour ce qu’elle dit et dessine des femmes et de la féminité : on est tellement loin de l’hyper sexualisation des héroïnes de BD, et pourtant, de sexualité il est vraiment question. Vraiment, bravo Elizabeth Holleville !