Festival de Cannes J2 : Robert De Niro, Tom Cruise et Léa Drucker

Il y avait foule aux pieds des marches menant à la salle Debussy mercredi après-midi pour assister à la « conversation » avec Robert De Niro. La veille, en recevant une Palme d’Or d’Honneur des mains de Leonardo Di Caprio, il avait tenu un discours très engagé contre l’administration Trump. Les chanceux qui avaient pu obtenir un billet pour ce rendez-vous s’attendaient sûrement à assister à une masterclass de l’acteur. Il n’en fut rien. Il s’agissait plutôt d’une conversation avec l’artiste français JR. Tous deux ont évoqué longuement leur projet commun : un film sur les souvenirs de l’acteur, sur ses parents, et plus particulièrement sur son père, un peintre prénommé lui aussi Robert. Nous avons pu découvrir quelques images de ce qui s’annonce comme une œuvre au long cours, qui va être réalisée sur plusieurs années. Une façon de délivrer un témoignage, des souvenirs aux enfants et petits-enfants de l’acteur.

Comme de coutume, le premier jour de la compétition marque aussi l’ouverture des sélections parallèles. La Semaine de la Critique a débuté avec la projection du deuxième film de la réalisatrice belge Laura Wandel, « L’intérêt d’Adam », porté par un très beau duo d’actrices. Léa Drucker interprète une infirmière dans un service pédiatrique d’un hôpital public. Elle doit faire face à différents cas, qu’il faut le plus souvent gérer dans l’urgence. La situation d’Adam, un petit garçon de quatre ans, qui en fait deux de moins, la préoccupe beaucoup. Il a été hospitalisé car il a des carences et souffre de plusieurs fractures. De plus, sa mère (Anamaria Vartolomei), persuadée que la nourriture de l’hôpital ne lui convient pas, ne l’aide pas à se rétablir. Elle ne peut le voir que quelques heurespar jour : c’est une décision du juge. Or, elle ne veut pas quitter l’établissement et Adam ne cesse de la réclamer. L’infirmière est faceà un dilemme. Que faire dans l’intérêt d’Adam ? Le film, construit comme un thriller, fait l’éloge de la compassion. Léa Drucker campe une infirmièreprofondément humaine face à une jeune mère, désemparée, qui fait, malgré elle, les mauvais choix pour son fils et pour elle-même.

Alors que la Semaine de la Critique s’ouvrait avec « L’intérêt d’Adam », que la Quinzaine des Cinéastes présentait « Enzo », le dernier film de Laurent Cantet réalisé par Robin Campillo et que Un Certain Regard accueillait Erige Serihi pour son film « Promis le ciel » avec Aïssa Maïga, Tom Cruise montait les marches sous les acclamations du public et la musique de « Mission impossible ». Quand les films d’auteur cohabitent avec des films à gros budget et des stars américaines, on est vraiment dans la magie de Cannes !

A propos Laurence

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