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All the battles : le nouvel album de Joy à découvrir d’urgence

© Boris Gortz
© Boris Gortz

En attendant sa sortie nationale le 7 octobre 2014, France Net Infos livre ses premières impressions sur le nouvel album du groupe Joy, All the battles.

Mené par le chanteur/guitariste belge Marc Huyghens, ancien leader du groupe Venus – dont le célèbre « Beautiful days » fut un succès mondial – Joy voit le jour en 2008. Rejoint par la chanteuse/batteuse Françoise Vidick et la violoncelliste Anja Naucler, un trio pop/alternatif prend forme et c’est en 2010 que sort un premier album éponyme.

Avec ce second album, Joy rompt avec la puissance lyrique du précédent pour adopter une tonalité plus étincelante, plus aride. Le violoncelle cède la place à la basse incisive de Katel, la petite dernière du groupe, qui complète à merveille ce duo de vieux copains. Joy c’est une sorte de trinité musicale intense, dont tous les membres sont complémentaires et donnent sens au tout.

Renouant avec ses premières amours, Marc revient ici avec un registre minimaliste, pop mais pas seulement. Les influences sont variées, les sonorités folk côtoient les riffs d’une basse en furie, bref, l’éclectisme est de mise. D’ailleurs, les variations d’un morceau à l’autre ne laissent jamais la monotonie s’installer et l’auditeur avance timidement, sans jamais savoir à quoi s’attendre.

11 morceaux, 40 minutes de pure découverte pour cet album instinctif, dans lequel rien ne semble prévu à l’avance, les morceaux s’enchaînent naturellement, aléatoirement, sans suivre une chronologie ou une trame établie. Tracé au fil des influences et des émotions passagères, le schéma de l’album nous mène vers un sentier d’une « obscure clarté », sur lequel parcourent des ondes joyeusement tristes. Parce que Joy, ce n’est pas particulièrement joyeux, ce n’est pas tragique non plus, le tout est de savoir jouer avec les contrastes. All the battles, c’est le constat de l’impuissance de l’homme face aux problèmes de la société, de la petitesse de l’être humain en regard des combats à mener, le tout finement illustré par le pistolet en bois qui orne la pochette. Nul message polémique à travers ces onze titres qui tiennent plutôt du « bilan », un bilan morose atténué par la vertu cathartique de la musique. La musique, Joy la vit avec conviction, les instruments retentissent avec passion, les trois voix se chevauchent, se suivent ou s’entremêlent délicatement, sans fausse note.

Bref, si l’on voulait donner un aperçu de ce joyau brut, il pourrait s’exprimer ainsi: avec « Sunday and I », l’album s’ouvre sur une ambiance folk et entraînante qui laisse présager de joyeux augures. Pourtant, dès le second morceau, « All the battles », on retombe très vite dans une atmosphère mélancolique et intimiste, contrebalancée par un « Life » très rythmé et jovial. Quant à « Drift and Drive », tout se joue dans les basses, le chant se fait chuchotement et laisse espérer la révélation de confidences. Enfin, là où la musique se fait douce caresse onirique dans « My own private hell », elle joue la carte de la discrétion dans un « 1934 », où les voix occupent la première place, dans une jolie concordance très maîtrisée. Toutefois, si nous devions parler de coup de cœur, il serait pour « The white coat », un morceau au rythme très saccadé, alternant entre plongées dans les profondeurs et explosions jouissives, qui tranche avec le reste. D’ailleurs, on aurait parfois aimé plus de morceaux de ce genre, plus de sonorités agressives et un peu moins de ballades mélancoliques…mais tout n’est qu’affaire de goûts.

Pour suivre leur actualité, la page facebook de Joy ici.

Les dates des concerts:

16/10/14 – Excelsior – Allonnes (FR)

15/11/14 – La Source – Fontaine (FR)

19/11/14 – Botanique – Bruxelles (BE)

Merci à l’équipe du bureau de presse Aoura, ainsi qu’à Marc Huyghens pour leur aimable collaboration.

A propos Mikael Buffard

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