Dans le petit village d’Hexendorf, tout le monde s’apprête à fêter le carnaval ! Et c’est le grand-père de Fany qui s’attèle à la fabrication des masques en bois aux mimiques terrifiantes, rappelant la disparition de la cruelle sorcière Dame Kapel, qui aurait autrefois semé la terreur dans la région…
Mais la curiosité de Fany, accompagnée de son meilleur ami Harig, apprenti chasseur de trésors, va les pousser à partir à la recherche du glas ! Cette mystérieuse cloche où la sorcière serait enfermée…
Le début des ennuis pour une aventure fantastique complète, à la découverte des légendes suisses. Publiée aux Éditions Jungle le 16 avril 2026 ! (+10)

Le décor
Un petit village niché au creux des montagnes…
La vie paisible des habitants bascule le jour où le glas retentit. La terrible sorcière Dame Kapel surgit alors, accompagnée de créatures monstrueuses, mettant le village à feu et à sang. Alors que tout semble perdu, une autre sorcière apparaît. Edel, la douce mais redoutablement puissante. Un affrontement titanesque s’engage sous les yeux des villageois terrés à l’écart. Mais, Edel parvient à sceller Dame Kapel à l’intérieur du glas…
Depuis ce jour, plus aucune trace d’Edel, ni de Dame Kapel, ni même du glas, disparu sans laisser de trace. Le village, lui, est rebaptisé Hexendorf.
C’est cette légende que Fany raconte à ses camarades, réunis autour d’un feu dans une cabane plongée dans l’ombre. Frissons garantis !! Jusqu’à ce qu’elle brandisse soudain une cloche au-dessus de sa tête ! Là, panique générale !! Les enfants s’enfuient en courant, pendant que Fany rejoint tranquillement la carriole de son grand-père, l’ébéniste du village…

Le point sur la BD
Première œuvre publiée aux Éditions Jungle, Les Masques d’Hexendorf de Kraffab affiche d’emblée une identité visuelle très forte, inspirée à la fois de l’animation et du jeu vidéo. Et ça se ressent dès la couverture avec ces couleurs flamboyantes, et cette présence inquiétante en arrière-plan qui donne le ton.
Graphiquement, le style est un vrai point d’accroche. Kraffab joue avec des teintes chaudes, qui installent une atmosphère à la fois chaleureuse et légèrement oppressante, parfaite pour un récit jeunesse qui flirte avec le frisson. Les décors sont riches sans être surchargés, toujours lisibles, et participent pleinement à l’immersion dans ce village de montagne.
Les personnages, eux, sont ultra expressifs, avec des designs tout en rondeur qui les rendent immédiatement attachants. Fany déborde d’énergie, ses réactions sont exagérées juste ce qu’il faut pour renforcer l’humour et le rythme, tandis qu’Harig apporte un contrepoint plus posé. Même les créatures et les figures inquiétantes gardent ce côté stylisé qui permet de ne jamais basculer dans quelque chose de trop effrayant pour le jeune public.
La mise en scène est dynamique, presque “animée” !! Les cases bougent, et certaines planches donnent vraiment l’impression d’assister à une séquence en mouvement. On sent l’influence de l’animation dans le découpage, avec des effets visuels simples mais efficaces qui rendent la lecture fluide et vivante… et terriblement tendre !!!

Conclusion
Une première plongée réussie dans le folklore suisse, portée par l’univers coloré et dynamique de Kraffab. Les Masques d’Hexendorf aux Éditions Jungle trouve le bon équilibre entre frisson et aventure. Les personnages sont attachants et l’ambiance donne envie d’en découvrir plus.
C’est une lecture idéale pour les jeunes curieux, mais aussi pour les plus grands qui aiment les récits teintés de légendes et d’imaginaire. Et clairement, ça donne envie de suivre l’auteur dans d’autres histoires inspirées de ces traditions… voire même d’aller voir ces carnavals de plus près !!
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