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Premier bilan après l’apocalypse : Frédéric Beigbeder

Au moment des cérémonies de remises des prix littéraires, Frédéric Beigbeder ne peut que se réjouir de constater que le livre papier remporte encore une victoire sur le numérique.

Dans son dernier essai, Frédéric Beigbeder fustige les livres numériques car ils ôtent le charme incontesté de s’unir aux livres. Cet auteur donne un nouveau souffle à l’ouvrage littéraire en citant les livres qui considèrent comme des chefs-d’œuvre qui ont marqué le 20ème et le début du 21ème siècle. Il définit ses choix en retraçant un bref résumé de l’œuvre, sa propre perception de celle-ci et enfin une biographie de l’auteur succincte et emprunte d’humour.

Cette idée n’est pas issue de son esprit, mais d’une liste établie par des lecteurs en partenariat avec la Fnac et Le monde. Cette liste forte intéressante ne correspond pas à la sensibilité de Frédéric Beigbeder qui décide de donner sa propre vision de la littérature. Il insiste sur le fait que s’est sa propre sélection qui parfois ne définira pas les choix de l’ensemble des lecteurs.

Certes on conçoit qu’il est difficile de faire une cooptation de tous les œuvres parues mais il est déplorable de constater que peu d’auteures féminines apparaissent, que des auteurs sont cités deux fois (pour des œuvres différentes) et enfin certains lecteurs considèreront qu’il attribue une part importante à ses amis.

L’avantage de cet essai est de donner envie aux lecteurs de reprendre le livre, de l’apprécier à sa juste valeur, de découvrir des auteurs qui pourraient lui être inconnus et enfin de découvrir l’univers livresque de Beigbeder.

Le plus sûr moyen de critiquer cet essai est de l’avoir dans les mains !

Voici quelques citations tirées de cet essai :

 » Il faut se souvenir de l’acte admirable qui consistait à fureter dans les librairies, à flâner devant les vitrines, à désirer un livre sans l’obtenir tout de suite. Un roman se méritait : tant qu’il n’était pas disponible en ligne, il exigeait de nous des efforts physiques. »

 » C’est un beau roman, c’est une horrible histoire. L’Adversaire va vous traumatiser et, paradoxalement, vous redonner confiance. Malheureusement, tous les livres n’ont pas cet effet, loin de là. »

 » Le mensonge est un kit de survie en milieu humanoïde. Surtout quand on est écrivain. Chez l’écrivain, comme chez le comédien, le mensonge est une seconde nature, une partie du métier. Les écrivains sont tous des menteurs qui ne tuent personne quand ils sont découverts : au contraire, on les récompense. »

« Aujourd’hui Facebook dévoile notre vie privée, le livre numérique veut remplacer le livre papier, les centrales nucléaires menacent d’exploser, Google privatise la mémoire du monde. Perec avait raison de se méfier des choses : elles voulaient notre place, et elles l’ont obtenue. »

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