homework is needed in order to learn essay writer for hire creative writing otago creative writing how to start a story verbs to use in creative writing creative writing new york times cover letter purchase engineer

Claire de Guillebon sur le Livre à Metz 2021: « Venez, on vous attend avec plaisir ! »

La 34e édition du festival « Le Livre à Metz – Littérature & Journalisme » se déroulera du 18 au 20 juin 2021 dans les Jardins de l’Esplanade à Metz avec cette nouvelle thématique, «Demain est à nous». Il s’agit d’une des premières manifestations littéraires qui se déroule en présentiel depuis Novembre 2020. Un soulagement et une victoire pour Claire de Guillebon, responsable de la programmation.
Le festival le Livre à Metz, littérature et journalisme 2021 se tiendra en présentiel en dépit de la pandémie de la Covid 19. Expliquez- nous, comment vous êtes-vous réinventé ?
Claire de Guillebon

« Je ne suis pas certaine que l’on se soit réinventé mais je pense que l’on s’est adapté. On propose le même genre de rencontre. L’idée c’était surtout d’essayer d’imaginer comment réussir à proposer au public un rendez-vous en chair et en os. L’année dernière, quand on a été annulé, on a pensé à un report qui finalement n’a pas pu se tenir en Novembre à cause du confinement ; on a quand même proposé quelque chose en numérique qui en soi est mieux que rien mais qui reste malgré tout assez frustrant pour un organisateur d’événements comme celui-là. 

Nous faisons un gros travail au niveau de la convivialité. Nous essayons d’inviter les gens à rester découvrir, tout ce que peut procurer, en termes de joies, de rêves, de réflexion, la littérature et le journalisme. Le côté numérique aide à rester vivant et à montrer au public que l’on avait pensé à de belles choses et que l’on en partage quelques-unes mais une fois que la rencontre est terminée, l’écran se ferme, on se retrouve seul, ce n’est pas tout à fait la même chose que d’habitude. Cette année, quand on a compris qu’au mois d’Avril, il serait certainement compliqué d’imaginer quelque chose en présentiel, on a décidé de reporter le festival tout en gardant ce qui fait notre ADN c’est à dire les grands entretiens, les débats, les expositions, les petits spectacles quand cela est possible. Donc finalement, s’il y a réinvention, ce n’est pas de ce côté-là c’est plus dans le format d’accueil pour intégrer les contraintes sanitaires.  Cependant je ne peux pas parler de réinvention car ce n’est pas quelque chose qui est voué à rester.  On est très contents de proposer le festival en présentiel avec toutes les adaptations que l’on a mises en place cette année, mais malgré tout, on perd tout le côté convivial que l’on a essayé de développer au fil des années : il n’y a plus de food trucks, il n’y a plus la buvette. On n’incite pas les gens à rester sur le site prendre un pot, à discuter entre eux, à rencontrer des auteurs… C’est normal car nous sommes tous liés à cela, même en dehors de l’évènement culturel mais clairement quand nous pourrons insuffler à nouveau cette partie-là, c’est quelque chose que l’on réintégrera dans tout le processus de l’organisation du festival. »

Quelles sont les contraintes auxquelles vous avez dû faire face afin de respecter toutes les mesures sanitaires liées au coronavirus ? 

« Elles sont un peu les mêmes que celles que l’on subit tous les jours avec la contrainte de penser à comment réunir autant de public tout en étant sécurisant à la fois pour les visiteurs que pour les invités, pour les auteurs, pour les libraires qui seront présents et pour notre équipe ; donc port du masque obligatoire, nettoyage des mains, distanciation sociale..

Tout le site extérieur est ceinturé de barrières Heras car il y a aussi les contraintes Vigipirate. Il y aura une seule entrée et une seule sortie de manière à gérer la jauge et le nombre de personnes présentes en même temps sur place. On va désinfecter les tables à chaque fois qu’il y aura du turn-over sur les stands des libraires. Il y aura un seul auteur par table avec des tables qui mesure deux mètres, la déambulation du public se fait en extérieur… On est un peu dans un format comme des marchés . On essaie vraiment de tout faire pour à la fois accueillir tout le public qui ne manquera pas d’être au rendez-vous et rassurer également les visiteurs et les invités. Pareil pour les rencontres en intérieur qui vont se dérouler à l’Arsenal ou dans d’autres lieux des partenaires. Nous allons respecter toutes les procédures d’accueil dans ces lieux et toutes les rencontres programmées (tables rondes, débats…) seront gratuites mais seront accessibles sur inscription, toujours de manière à pouvoir gérer les jauges. Les jauges seront restreintes à 65% des jauges habituelles. »

La programmation mise en place a-t-elle été impactée ? 

«Oui. Elle a été impactée du fait des distanciations sociales, du fait de l’accueil d’un seul auteur par table pour les dédicaces. Du fait également de la nécessité de nettoyer les salles et de les aérer entre chaque rencontre. On a été obligé d’inviter un peu moins d’auteurs et de programmer un peu moins de rencontres. Ce n’est pas énorme, je pense que dans la programmation que l’on va proposer cela ne va pas se voir. Mais nous, en l’imaginant, on s’en est aperçu. Je pense malgré tout que ce n’est pas une programmation au rabais, au contraire… Mais elle a quand même été impactée par la crise.»

Les auteurs, invités et intervenants ont-ils répondu présent ? 

« Certains auteurs auraient pu nous dire oui, ils ne sont pas venus parce que la campagne de vaccination n’était pas encore enclenchée, il y avait pas mal d’incertitude sur la tenue ou non du festival en présentiel.  Mais sinon de façon globale, au niveau des invitations lancées nous avons eu des retours positifs et beaucoup de sollicitations, nous avons senti qu’il y avait une attente des éditeurs et des auteurs pour revenir présenter les livres et rencontrer le public. »

Des débats, rencontres et échanges auront pour fil conducteur la thématique, « Demain est à nous ». Une thématique optimiste, portée vers l’avenir. On peut supposer que le choix de ce thème est la résultante de l’année assez grise qu’a été 2020 ?

« Oui, complètement. Cette thématique a été choisie pendant le premier confinement à la suite de l’annulation du festival en Avril 2020.  C’est vrai que cela a été un coup assez dur, le festival a été annulé trois semaines avant sa tenue, la conférence de presse s’était déroulée, tous les programmes étaient imprimés, la programmation était complètement construite, il ne manquait que les derniers détails logistiques et les trois jours de fête.

Donc c’est vrai que nous avons eu ce besoin de rebondir, de penser à l’avenir et d’avoir cette espérance, cette dimension du rêve, de montrer à quel point la littérature est importante pour continuer à rêver et penser l’avenir. C’est complètement la résultante de ce qu’il s’est passé l’année dernière. La thématique a été très inspirante. Cela a été assez difficile car il a fallu faire des choix à un moment donné, on ne pouvait pas inviter tous ceux que l’on voulait inviter, on ne pouvait pas concrétiser toutes les tables rondes que l’on avait envie d’imaginer, c’était assez stimulant et ça fait du bien !  »

Le Livre à Metz a pour coutume de décerner : le prix Graoully (jeunesse), le prix Le Livre à Metz | Marguerite Puhl-Demange (littérature générale), le prix Marianne. A cette liste vient s’ajouter le tout nouveau prix littéraire des Frontières – Léonora Miano, organisé par l’Université de Lorraine et l’Université de la Grande Région. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau prix ?

« Pour l’élaboration de tables rondes dans le cadre du festival, nous sommes en partenariat et travaillons avec le CREM (Centre de recherches et d’études sur la médiation) qui œuvre beaucoup autour de la littérature et du journalisme. Au cours de nos différents échanges ; nous avions déjà évoqué le fait de travailler un peu plus sur le côté transfrontalier car Metz a cette particularité, et il est vrai que l’on ne la retrouvait pas forcément dans la programmation du festival.

Quand l’Université de Lorraine et l’Université de la Grande Région ont imaginé ce prix, ils ont tout de suite pensé au festival. Nous avons travaillé ensemble pour savoir comment mettre en avant un auteur ou une autrice dont le travail représente aussi ce questionnement sur les frontières. On a évoqué la sollicitation de Léonora Miano, qui a accepté presque tout de suite. Ce prix aurait dû être lancé en Avril 2020 mais il a subi la crise, pareil en Novembre 2020. Finalement il a été lancé virtuellement par la plateforme YouTube au mois de Février de cette année avec une intervention de Leonora Miano sur la question des frontières. C’est un travail qui s’est fait en partenariat avec l’Université de la Grande-Région (Center for border Studies), la MSH Lorraine, la DRAC Grand Est, la Région Grand Est, le Département de la Moselle, la Ville de Metz et les Bibliothèques-médiathèques, la librairie Autour du monde (Metz), la librairie Hall du livre (Nancy), la Bibliothèque universitaire de Metz et The Conversation France. L’idée c’était aussi de faire un pont entre les deux départements. C’est vraiment un jury de professionnels : il y a des libraires, des universitaires, des journalistes qui ont été sollicités pour voter et décerner le prix à toute une sélection de romans autour de la frontière. En sachant que quand nous parlons de « frontières » nous ne sommes pas uniquement sur les frontières géographiques, mais aussi sur les frontières de l’intime, de la littérature… c’est très large. »

Le festival approche à grands pas, un mot pour les festivaliers ?

« Venez ! On a essayé de penser à tout… On vous attend avec plaisir, on a très envie de vous retrouver ! N’oubliez pas de vous inscrire sur le site du www.lelivreametz.com »

A propos Nuncia Dumorné

Actualités artistiques, culturelles, touristiques

A lire aussi

La nouvelle est tombée de Cédric Morel aux Ed. de l’An-Vi

Les excellentes éditions de L’An-Vi présentent un recueil de nouvelles à chutes : La nouvelle …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com