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Close-up : Michel Quint

Les Éditions La Branche sortent une nouvelle collection au doux nom de Vendredi 13. Pour leur première publication, ils ont fait appel à un auteur de polars à succès : Michel Quint. Il signe son 26 èmes roman.


L’histoire se passe dans un cabaret, Le Quolibet, de Lille. Octavie, nom de scène Miranda, tire les cartes à des nantis venus s’encanailler dans un lieu miteux. Le PDG est un féru de jeux divinatoires et développe une admiration pour cette artiste. Il l’invite chez lui pour faire des tours de cartes à ses invités. Par le biais d’un de ses tours, elle annonce la mort de ce PDG avant le vendredi 13. Octavie va devenir le garde du corps de cet homme qui a causé à sa perte, il y a quelques années et dont elle souhaite une chute apocalyptique.

Ce PDG sera-t-il assassiné ou Octavie déjouera-t-elle le complot d’assassinat?
Les cartes déjoueront-elles le destin?

Michel Quint juxtapose deux mondes qui s’opposent le monde de la nuit avec ses codes et celui des bourgeois qui se cachent derrière des apparences. Il rejoint les dialogues d’Audiard quand les artistes du Quolibet dialoguent.Il utilise des clichés qui parfois ennuieront les lecteurs ou le laisseront dubitatifs. Il fait naître une idylle entre les deux protagonistes. Michel Quint termine son roman sur une note positive.

Voici quelques citations tirées du roman:

 » Miranda n’en revient pas, qu’il réagisse en paysanne du fond du Moyen Age, en obscurantiste bas-breton, alors oui inutile de le soigner, il est condamné, monsieur se prend pour Jeanne d’Arc, il écoute la voix des cartes, lui un chevalier d’industrie, un cynique qui décide de la vie de centaines d’hommes qui travaillent dans ses sociétés, et tout ce qui va avec, il est là, superstitieux comme plus personne aujourd’hui, et pourtant, elle doit se rendre à l’évidence, il a des motifs de craindre le pire, et sa blessure, même complètement en dehors de ce qui se trame dans le clan Vailland, sa blessure cristallise le danger réel, le matérialise, là, d’un coup. »

 » Pour lui, l’existence d’un truc ne prouve pas que l’oracle n’existe pas, que le destin est opaque, elle indique qu’on ne maîtrise rien et que le sort a déjà réuni des éléments, y compris la prédiction, qui rendent plausible l’issue fatale. »

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