Depuis qu’un hiver sans fin s’est abattu sur la ville de Valhanna, tous désignent la même responsable : La Déesse des neiges.
Ida, une jeune fille déterminée, vit avec une blessure mystérieuse à la poitrine, provoquée par une stalagmite. La douleur ne disparaît pas et grandit, s’installe, l’empêche de respirer. Convaincue qu’il s’agit d’une malédiction et persuadée que ses jours sont comptés, Ida décide de partir affronter la déesse dans le Grand Nord.
Si elle parvient à la vaincre, peut-être l’hiver cessera-t-il ? Peut-être sa blessure guérira-t-elle ?
Lola Koenig nous entraîne dans un conte glacé où le merveilleux se mêle à l’intime.
Un conte jeunesse (+7) posant les bases d’une quête à la fois vengeresse et profondément personnelle !
À retrouver aux Éditions Les Humanoïdes Associés depuis le 4 février 2026.

Le décor
La ville de Valhanna n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les arbres sont figés dans la glace, la neige craque sous les pas comme du verre, et chacun tente de survivre dans ce paysage figé.
Ida accompagne souvent son père au bosquet pour couper du bois, aidée de Sno, leur fidèle cheval de trait. Mais ce jour-là, la douleur la terrasse. Elle s’effondre dans la neige, incapable de reprendre son souffle !
Chez le vieux médecin du village, elle n’obtient malheureusement, ni remède, ni consolation. Mais il commence à lui parler de malédiction et évoque les mystérieux Vallons, seuls capables d’ôter le mal.
Face à l’aggravation de son état et au silence inquiet de son père, Ida prend une décision radicale : voler Sno et partir seule vers le nord.
Commence alors une traversée semée de dangers, de rencontres inattendues et de secrets enfouis. Car sur sa route, Ida découvrira que cet hiver éternel ne doit peut-être pas tout à une déesse… et que les adultes qui l’entourent cachent, eux aussi, leurs propres silences !
Le point sur la BD
Avec La Déesse des neiges, publiée aux Éditions Les Humanoïdes Associés, Lola Koenig affirme une approche d’autrice complète, pour cette première oeuvre ! Formée à la fois au dessin et à l’écriture, elle tisse un récit où texte et image respirent ensemble. Jamais l’un ne domine l’autre.
Visuellement, l’album séduit par sa palette froide et feutrée ! Bleus pâles, blancs laiteux, gris doux enveloppent les planches d’un silence hivernal presque cotonneux, mais inquiétant.
Les visages ronds, les joues rosies par le froid et les traits délicats contrastent avec la quête vengeresse de la protagoniste principale. Cette douceur graphique rend cette « violence » plus sourde, plus intime.
Le découpage alterne paysages larges et plans rapprochés sur les émotions. La neige devient un personnage à part entière. Elle efface les repères, isole le lecteur et le fige. L’hiver n’est pas seulement météorologique ; il est émotionnel. La blessure d’Ida agit comme une métaphore, une douleur plantée dans le cœur qu’il faut comprendre avant de pouvoir la guérir !
Entre conte nordique, réflexion écologique et quête salvatrice, l’album propose une lecture accessible aux plus jeunes tout en offrant plusieurs niveaux de lecture.
Conclusion
Avec La Déesse des neiges, les Éditions Les Humanoïdes Associés proposent un conte hivernal d’une grande délicatesse. Derrière la vengeance d’une enfant contre une divinité, se cache une histoire de secrets, de silences et de blessures invisibles !
Un hiver éternel, oui, mais surtout un voyage intérieur pour mieux être apaisé. Une lecture douce et poignante, où la neige recouvre les douleurs… jusqu’à ce que la vérité les fasse fondre !!!
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