Avec Empires, paru le 15 octobre 2025 aux Éditions Oxymore, Nicolas Jarry clôture sa fresque de dark fantasy !. Il met en lumière une nouvelle compagnie marquée par la violence, la loyauté et les destins brisés.
Dans cet ultime volume, c’est Jorn, guerrier à la réputation grandissante, qui se retrouve au cœur d’un récit où la gloire devient une menace. Sa renommée attire l’attention du Doge. Et, assez vite, ce dernier fait de lui un pion dans un jeu cruel, où l’arène devient le théâtre d’une vengeance silencieuse.

Le décor
Une arène…
Jorn n’avait jamais imaginé finir ainsi en rejoignant la compagnie des lames brisées. Engagé presque par hasard, pour fuir un passé hanté par la mort de sa femme et de son fils, il s’est imposé au fil des batailles comme une figure incontournable. La dernière en date, contre les skrolls, marque un tournant. Alors que tout s’effondre autour de lui, il refuse d’abandonner Tulas, l’un des Dvör qu’il considère comme un fils. Jorn revient des décombres, renforçant encore son surnom d’“immortel”.
Mais cette renommée devient dangereuse. De retour à Qoras, où la compagnie traite avec le Doge, la peur et la jalousie s’installent. Manipulateur et vicieux, ce dernier orchestre un piège. Il précipite La compagnie des lames brisées dans l’arène. Et forçe Jorn à affronter et assassiner ses propres compagnons, pour divertir le peuple…

Le point sur la BD
Nicolas Jarry propose un dernier chapitre fidèle à l’esprit de la saga ! Une dark fantasy brutale, centrée sur des figures tragiques et des récits marqués par la fatalité. Jorn incarne parfaitement cette ligne directrice . Un homme rongé par la culpabilité, incapable de réparer son passé, mais poussé à survivre, coûte que coûte, quitte à se perdre un peu plus, pour mieux se retrouver. Mais à quel prix …
Le récit fonctionne surtout par cette tension morale dans ce cinquième opus d’Empires aux Éditions Oxymore.Voir un homme contraint de se battre contre ceux qu’il considère comme les siens, ses “frères d’armes”, ses “enfants adoptifs”, crée une dynamique sombre, presque inévitable. La vengeance qu’il rumine n’est jamais héroïque, elle est lente, intérieure, et nourrit un sentiment d’étouffement plus que de libération.
Graphiquement, Oleg Okunev s’inscrit dans une approche très immersive. Ces paysages hostiles, avec cette architecture massive, écrasante, plantent immédiatement un décor rude, sans échappatoire. Les structures de pierre, usées par le temps, donnent une impression de monde ancien, figé, où la violence semble inscrite dans les murs eux-mêmes.
Les scènes d’arène et de bataille, elles, jouent sur une mise en scène plus resserrée. On sent le poids des armures, la fatigue, la brutalité des affrontements. Ce n’est pas spectaculaire au sens flamboyant, c’est lourd et pesant ; et ça sert bien le propos. La composition reste classique, mais efficace, laissant la place à l’impact des scènes plutôt qu’à l’expérimentation.
Conclusion
Empires , La compagnie des lames brisées, aux Éditions Oxymore, propose une conclusion dans la continuité de sa saga : sombre, violente, et centrée sur des trajectoires humaines brisées.
Sans forcément réinventer le genre, ce dernier tome offre un moment de lecture solide, porté par son ambiance et son personnage principal. C’est une dark fantasy qui reste fidèle à elle-même, et qui trouvera surtout son écho chez les amateurs de récits âpres, où la survie et la vengeance prennent le pas sur l’espoir !!
L'info gratuite en Live Continu 7/7


