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Festival de Cannes Live : Jour 2

Mercredi, pour le deuxième jour de la compétition sur le festival de Cannes 2018 , deux films étaient présentés : Yomeddine de A.B Shawky et Leto  de Kirill Serebrennikov.

A 18h30, les festivaliers ont pu découvrir la première belle surprise de cette 71e édition : le premier film du jeune réalisateur égyptien A.B. Shawky, Yomeddine. Dans une sorte de road movie, il raconte l’histoire de Beshay, un lépreux désormais guéri qui vit dans le désert égyptien, dans une léproserie qu’il n’a pas quittée depuis l’enfance. Il a pris l’habitude de récupérer des cassettes, livres et autres trouvailles dans une décharge avec un jeune orphelin nubien, surnommé Obama. Après la mort de son épouse, il décide de partir à la recherche de son père. Accompagnée du jeune Obama, il emporte toutes ses provisions sur une charrette tirée par un âne. Tous deux en quête d’une famille, vont être confrontés au monde et à ses difficultés. Dans ce premier film, les moments de grâce et de légèreté se côtoient. Par petites touches, il parle de thèmes essentiels, sans tomber dans la démonstration appuyée. Les deux amis, qui n’étaient jamais sortis de la léproserie ou de l’orphelinat, découvrent le monde et font l’expérience de la honte, du jugement d’autrui. Un voyage initatique au terme duquel ils sortiront grandis tous les deux. 

La montée des marches du film russe Leto était particulière hier soir. Les acteurs étaient bien là mais pas le réalisateur Kirill Serebrennikov, assigné en résidence en Russie. Malgré les demandes du Festival et du ministre des affaires étrangères, le gouvernement russe a refusé de laisser venir le réalisateur à Cannes. Pourtant, le film n’a rien de politique. Il plonge le spectatteur à Leningrad, au début des années 80, au moment où la scène rock commence à émerger. Mike et son groupe écoutent Lou Reed, T Rex, Blondie et David Bowie entre autres. Ils font des concerts. Un jour, avec son épouse Natacha, Mike rencontre Viktor, un jeune homme épris lui aussi de musique et désireux de se faire connaître avec son groupe. Tourné en noir et blanc, ce film où la musique est extrêmement présente a réveillé les festivaliers et la presse à la séance du matin. Cà et là surviennent des passages chantés, sous forme de clips apportant un vent de fraîcheur au film. Les références au rock des années 80 sont omniprésentes. Ces jeunes musiciens sont épris de rock mais aussi de la belle Natacha. Mariée à Mike, elle est aussi attirée par Viktor. Ce film résolument rock suit les déambulations, les parcours de chanteurs et musiciens qui ont réellement existé dans la scène rock soviétique des années 80.

Pour ouvrir la semaine de la critique, l’acteur américain Paul Dano a présenté son premier film en tant que réalisateur, Wildlife. Il était entouré de Zoe Kazan, sa coscénariste et de la comédienne Carey Mulligan. Inspiré d’un roman de Richard Ford, il raconte le délitement d’un couple à travers les yeux de leur fils adolescent dans le Montana des années 60. Subitement licencié, le père (Jake Gyllenhal) décide de devenir pompier pour aller combattre les feux qui sévissent depuis plusieurs jours. Sa femme, désapprouve sa décision et décide de prendre sa vie en main sous les yeux de son fils… Un bon premier film et surtout un très beau portrait de femme.

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