Du mardi 24 mars au vendredi 3 avril, l’Université d’Angers propose pas moins de vingt spectacles allant du théâtre à la danse, de la photographie au cinéma, créés et joués par les étudiants. « L’ouverture » est le mot d’ordre de cette troisième édition du festival, qui, rappelons le, est entièrement gratuit ! Petit tour d’horizon des événements marquants de cette semaine culturelle.

Le jeudi 26 au Quart’Ney, la compagnie de danse de l’université allemande de Constance relève le défi ambitieux d’interpréter le passage la Parabole de la loi tirée du roman de l’écrivain tchèque Franz Kafka, Le Procès. D’une durée de 55 minutes, la performance offre une chorégraphie diversifiée et entend nous apporter des clés de réponses « afin de résoudre la problématique principale de l’histoire ».
Le lendemain, le théâtre est à l’honneur à l’Espace culturel de l’Université Angers! Après le vernissage de l’exposition du concours photo étudiant, la soirée débute par un « cabaret » d’improvisation réalisé par excellente troupe angevine les « Zygomatik’s ». Ces derniers, qui sévissent sur Angers depuis 11 ans maintenant, vont fréquemment au contact du public qui est irrémédiablement séduit par leur talent et leur esprit déjanté. Puis, à 20h45, la compagnie étudiante la « Troupacompri » dirigée par la comédienne et metteure en scène du Collectif Citron, Clémence Solignac, mettent en scène leur création collective: J’croyais qu’on s’était mis d’accord ?. Comme on le comprend à travers le nom de la troupe et l’intitulé du spectacle, il y aura quelques difficultés de compréhension sur scène et avec le public. Une pièce dynamique et une scénographie contemporaine, à consommer sans modération !
Samedi 30, le public a rendez-vous avec la compagnie les « Tréteaux de l’Université d’Angers » au Nouveau Théâtre d’Angers, pour une mise en scène de la pièce de Feydeau, Feu la mère de Madame. La création, entièrement conçue et jouée par des étudiants, veut nous prouver qu’un « siècle après son écriture, Feydeau garde toujours une furieuse actualité… »
Pour la seconde fois de cette année universitaire 2014-2015, le musée des Beaux-arts ouvre ses portes à la population étudiante de la ville. En début d’année en effet, une soirée avait été organisé autour du thème « Petit meurtres au musée ». Etudiants et lycéens étaient invités à déambuler à travers les arcanes de ce haut lieu local de culture afin de résoudre une sombre histoire de meurtres, tout cela en musique et chorégraphies. Cette fois, c’est le Chabada qui « s’invite au Musée » le mardi 31 mars. Au programme: promenade à travers le « dédale des salles du musée. Installations mobiles, ciné-concert étudiant, performances baladeuses, œuvres écrites et sessions libres, chaque groupe livrera son rapport au lieu, revisitera les œuvres des collections au travers de sets énergiques. ». Et bien sûr le tout sera orchestré en musique par des groupes et des équipes de DJ. Une soirée à ne pas manquer !

Alors que le monde de la culture souffre d’un manque croissant de moyens financiers, ce Festival est une formidable occasion pour de jeunes artistes amateurs d’exprimer leur art et, pour le public, de découvrir de nouvelles créations innovantes et avant-gardistes. Alors n’hésitez plus, consultez le programme complet sur le site de l’Université (http://www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/culture/festival-de-la-creation-universitaire/programme.html) et réservez vos places ( dci@contact.univ-angers.fr) !
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