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Franck Dubosc et Alexandra Lamy à Nice pour « Tout le monde debout »

Quelques jours avant sa sortie, Franck Dubosc était à Nice pour présenter en avant-première son premier film en tant que réalisateur, Tout le monde debout. Accompagné d’Alexandra Lamy, il est venu au Pathé Gare du Sud, qui avait ouvert ses portes trois jours avant. Un bel événement pour ce nouveau cinéma, situé en plein cœur de Nice.

Depuis sa présentation au dernier festival de l’Alpe d’Huez où il a été ovationné, Tout le monde debout ne cesse de recueillir des critiques très positives de la part du public. A Nice, les nombreux spectateurs qui ont pu assister à l’avant-première étaient ravis eux aussi.

Pour sa première réalisation, Franck Dubosc se glisse dans la peau de Jocelyn, un chef d’entreprise dragueur invétéré qui multiplie les conquêtes en mentant. Chaque nouvelle rencontre représente pour lui un challenge. Sa vie aurait pu continuer ainsi, jusqu’à ce qu’un jour sa mère meure et que, par un concours de circonstances, il se retrouve dans son appartement, assis dans son fauteuil roulant. La belle voisine sexy le surprend dans cette situation et le croit alors handicapé. Elle va l’inviter à un barbecue chez ses parents, surtout pour qu’il fasse la connaissance de sa sœur célibataire, elle aussi dans un fauteuil roulant (Alexandra Lamy). Dès lors, Jocelyn d’abord par défi puis par amour (bien qu’il ne le reconnaisse pas) va s’enliser dans son mensonge pour plaire à la belle Florence. Seuls son meilleur ami médecin (Gérard Darmon) et sa secrétaire (Elsa Zylberstein) sont dans la confidence….

Depuis longtemps, on demandait à Franck Dubosc quand il allait faire son premier film. C’est lorsque cette histoire « est arrivée d’un coup dans sa tête » qu’il s’est décidé à franchir le pas. Il avait conscience que réaliser un film est très laborieux et il avait sans doute peur de le faire comme il nous l’a confié. Il ne veut pas que l’on réduise Tout le monde debout à un film à thèse sur le handicap. Il s’agit plutôt d’un film sur le mensonge, sur la différence. C’est une comédie romantique où il se trouve que l’un des deux personnages est handicapé. Il souhaitait montrer la rencontre entre deux personnes qui n’avaient pas de raison d’aller l’un vers l’autre au départ. Derrière le handicap se cache une personne que Jocelyn ne voit pas d’emblée puisque pour lui, comme pour la plupart des gens, le physique passe en premier.  Au début du film, il voulait que son personnage soit tel que les spectateurs le voient  habituellement dans ses films et dans ses sketches : le dragueur de jeunes femmes un peu lourd. Puis, comme pour tordre le cou à ce cliché, il fait de Jocelyn un homme plus attentionné, amoureux.

Le film ne cherche pas à s’apitoyer sur le sort des personnes handicapées. Alexandra Lamy ne présente pas son personnage comme une victime mais  comme « une battante, obligée d’aller de l’avant ». Elle joue au tennis, est une violoniste professionnelle qui parcourt le monde pour des concerts. D’ailleurs, l’actrice a dû s’entraîner longuement pour être crédible à l’écran en tant que violoniste, ce qui a nécessité une « bonne mémoire gestuelle ». Pour le tennis non plus, elle ne s’est pas fait doubler. C’est elle-même qui joue. Elle est lumineuse dans le film. Comme le dit Franck Dubosc, « dans le film, le plus handicapé des deux n’est pas celui qu’on pense ». Florence s’assume, a une vie active, des amis. Ne lui manque que l’amour. Alexandra Lamy parle avec beaucoup d’enthousiasme de son personnage. Lorsque nous l’avons rencontrée, c’était le lendemain de la journée de la femme. C’était alors l’occasion d’évoquer avec elle la condition féminine, les inégalités salariales entre les hommes et les femmes…

Le film réserve de belles scènes, à Prague notamment, où les conditions de tournage n’ont pas toujours été faciles, nous ont dit les deux comédiens. Franck Dubosc  a réussi une brillante comédie romantique, tendre et touchante. Il a soigné l’écriture des dialogues. On rit souvent mais l’émotion n’est jamais très loin. A coup sûr, le film va attirer de très nombreux spectateurs.

Tout le monde debout de Franck Dubosc avec Alexandra Lamy, Elsa Zylberstein, Gérard Darmon, François-Xavier Demaison, Claude Brasseur…. à l’affiche à partir du 14 mars.

Franck Dubosc et Alexandra Lamy

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