Hyphen Hyphen et Tom Jones étaient au Nice Jazz Festival

Après une magnifique première soirée, le Nice Jazz Festival s’est poursuivi mercredi avec les concerts très attendus de Tom Jones et du groupe niçois Hyphen Hyphen qui n’a pas caché son bonheur de jouer dans sa ville natale.

Sur la scène Masséna, la soirée a commencé avec Emile Londonien, le trio venu de Strasbourg, issu du collectif Omezis. Nils Boyny, Matthieu Drago et Théo Tritsch ont présenté au public les morceaux de leur premier album “Legacy”, mélange de jazz, Broken Beat et House Music.

A 21h15, la température, déjà bien élevée, est montée d’un cran avec l’arrivée sur scène des membres du groupe Hyphen Hyphen, comme à leur habitude, les jouées rayées de noir. De nombreux spectateurs étaient venus pour applaudir Santa, Line et Adam. Certains, même, les connaissent et les ont côtoyés au lycée Masséna. C’est là qu’ils ont passé leur bac, dans ce lycée bien connu de Nice, situé non loin du Jardin Albert 1er où se déroule le Nice Jazz Festival. Santa l’a crié dès son entrée sur scène, vêtue d’un manteau de fourrure rouge qu’elle a gardé le temps de deux chansons : “Nous sommes Niçois !”. Mercredi, ils ont vu leur rêve de chanter au Nice Jazz Festival se réaliser. Le concert avait donc une saveur particulière et était chargé d’une certaine émotion pour ces trois copains. En 2016, ils avaient remporté la Victoire de la musique de la “Révélation scène”. Mercredi soir, cette récompense paraissait loin tant ils ont paru à l’aise sur scène et débordant d’une folle énergie. Ils ont enchaîné les titres, d’une terrible efficacité, tous plus énergiques et dansants les uns que les autres. La veille, Juliette Armanet avait traversé la foule en dansant et en enlaçant des spectateurs. Mercredi, Santa, elle, s’est jetée dans la foule puis l’a traversée en courant. Sur un titre, elle a brandi le drapeau arc-en-ciel et a invité le public à la rejoindre sur scène. A la fin du concert, visiblement très émue, elle a interprété au piano son premier morceau solo “Popcorn salé” avant d’être rejointe par les autres membres du groupe pour un final grandiose avec un lancer de confettis. Pour leur première fois au Nice Jazz Festival, Hyphen Hyphen a vraiment assuré. Vivement la deuxième !

Pendant que Yuri Buenaventura et Roberto Fonseca présentaient au Théâtre de Verdure, “Historia de Un Amor”, leur création exclusive pour le Festival, la scène Masséna accueillait Tom Jones pour le plus grand plaisir des spectateurs venus applaudir ce crooner de légende, qui, pendant près de deux heures, a revisité ses soixante ans de carrière, dans un décor très travaillé avec jeux de lumière et écrans. A plusieurs reprises, il s’est adressé au public, livrant des anecdotes et rappelant quelques souvenirs, notamment avec Elvis Presley qu’il a eu le plaisir de rencontrer. En effet, à 83 ans (il l’a dit plusieurs fois) et en soixante ans de carrière, il a côtoyé les plus grands. Souriant, enthousiaste et plein d’énergie, il a interprété quelques-uns de ses plus grands succès, des chansons devenues cultes : “It’s not usual”, “What’s new Pussycat”, “Delilah” et bien sûr “Sex Bomb”. Le public savoure, se déhanche et reprend en choeur ces refrains désormais connus de toutes les générations. Tom Jones est ravi d’être sur scène ; cela se voit. Il enchaîne les titres, des anciens, des récents mais aussi des reprises de Michel Legrand (“The windmills of your mind”), Chuck Berry ou Joe Cocker avec le toujours efficace “You can leave your hat on”. Merci monsieur Tom Jones pour ce grand moment !

 

A propos Laurence

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