S’il suffisait qu’on s’aime – Droit à la PMA aux Éditions Steinkis

Daphné et Julie sont sur le point de se rencontrer. Mais elles ne savent pas encore que « S’il suffisait qu’on s’aime » pour pouvoir avoir les mêmes droits que tous les autres couples sur Terre, ce serait simple. 

Elles nous racontent dans ce one shot biographique, leur parcours compliqué, dans notre société moderne, et les inégalités évidentes pour que leur amour puisse s’épanouir normalement jusqu’à l’agrandissement de leur famille.

Une chronique complète, et biographique, des années « PMA pour toutes » en one shot. Pour exprimer la difficulté et les paradoxes de la société actuelle, concernant les droits des personnes étant considérées « non-conventionnelles ». 

À découvrir depuis le 20 octobre 22 aux Éditions Steinkis.

S’il suffisait qu’on s’aime © Éditions Steinkis
  • Le décor :

Paris, juin 2013. Une manifestation.

Une foule incroyable s’amasse dans les rues de Paris. Le gouvernement vient d’ouvrir le mariage aux couples homosexuels. Il reste encore une promesse non tenue pour ces mêmes couples : la PMA pour tous.

Daphné et Julie sont présentes. Chacune de leur côté, elles sont venues soutenir cette lutte. Et c’est ce même jour, qu’elles se rencontrent, et tombent sous le charme l’une de l’autre. Un signe ?? Cela se pourrait bien. Car cette journée de « lutte » pour leurs droits va symboliser une partie de leur histoire.

Des prémices de leur histoire d’amour sincère, où elles se rencontrent tous les soirs après le boulot pour échanger. Au tout début de leur amour « extraordinaire et banal ». En passant par les agressions physiques et verbales, qu’elles rencontrent quelquefois dans la rue, mais aussi, à travers les médias, et les paroles de nos dirigeants. Parfois assez retenues, faisant office d’incompréhension de leur différence. De leur choix de vie, comme n’importe quel autre être humain. D’autres fois violentes et agressives, bousculées par les non-sens, et les paradoxes de notre société bien trop conservatrice, conformiste et ces derniers relais de patriarcat.

Cela semble déjà compliqué pour une histoire d’amour non-conventionnelle, mais ce n’est pourtant que le début d’un « matraquage » permanent concernant leurs vies, leurs droits à l’amour certes, mais surtout, à l’accès à la PMA ….

S’il suffisait qu’on s’aime © Éditions Steinkis
  • Le point sur la BD :

Un one shot éprouvant, révoltant aussi, et un constat assez dramatique sur notre société « moderne » !! Daphné et Julie Guillot, les autrices, mettent en scène toutes les complications, les difficultés et la violence de notre monde concernant les personnes ayant choisi un parcours non-conventionnel. Par le biais de leur histoire d’amour, on s’aperçoit des discriminations, du combat permanent à mener pour des droits, pour la reconnaissance de leur sincérité et bien au-delà de tout, la reconnaissance de leur existence, carrément. Les illustrations réalistes parlent d’elles-mêmes. Les « citations » traumatisantes également…

S’il suffisait qu’on s’aime pour pouvoir accéder à une vie « normale » où les gens, la famille, les autorités, les grands pontes de la politique agissent sans jugement, sans condamnation… Ce serait évidemment trop facile.

Mais, voilà, les deux autrices sont, au fil de leur parcours exprimé dans cette œuvre aux Éditions Steinkis, éreintées, abîmées, par les actions et/ou non-actions, d’un gouvernement aux paradoxes nombreux. Par les jugements trop nombreux. Par un temps consacré à des allers/retours dans des pays limitrophes pour obtenir un droit fondamental : le droit à la PMA, le droit de s’épanouir comme toute autre famille.

S’il suffisait qu’on s’aime © Éditions Steinkis
  • La conclusion :

Dur dur de s’épanouir dans notre société pourtant moderne, qui n’a de cesse de juger, condamner, philosopher sur tout ce qui fait partie de la progression. Il faudrait sûrement une énième étude sociologique pour comprendre comment notre monde. Les gens. Les voisins. Les ministres. Les politiques. Les juristes en sont encore là. C’est-à-dire dans un système qui marche au ralenti, et qui freine toutes atteintes à l’évolution !!!! S’il suffisait qu’on s’aime aux Éditions Steinkis, un sacré parcours de vie pour ces deux autrices, nous livrant avec pudeur leur parcours de combattantes, pour pouvoir accéder au bonheur.

Et un grand bravo pour leur force, et pour le résultat !!!! (On vous souhaite tout le bonheur auquel vous avez droit )

A propos stef emma

Rat de laboratoire, BDphile, et couteau en second sur Le bon goût des choses ( végétarien, végétalien)

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