Le crépuscule du Paon, de Claire Bauchart

En Février dernier, le premier roman de Claire Bauchart “Le Crépuscule du Paon” est paru. Un roman dont l’intrigue dévoile les travers politiques avec une superbe maitrise de l’écriture.

Le crépuscule du paon claire Bauchart

Résumé

Journaliste de l’influent hebdomadaire En Avant, Pascaline Elbert vient d’être promue responsable du service politique. Cette femme de caractère, « temporairement » séparée, doit tout mener de front : piloter des enquêtes d’envergure, supporter la jalousie de ses confrères ou le regard culpabilisant de la nounou quand elle est en retard, sans oublier les nuits entrecoupées par les pleurs de sa fille… Sa vie est un désordre savamment orchestré, mais Pascaline ne se laisse jamais abattre ! En s’emparant d’un dossier brûlant qui mêle le très populaire ministre de l’Économie Stéphane Toxandrie, un dirigeant d’entreprise de premier plan et un romancier en mal de reconnaissance, elle va révéler au grand jour leurs liens troubles et leurs aspirations aussi insatiables que dévorantes…

À propos du livre

Claire Bauchart est journaliste au magazine ELLE et a travaillé en lien avec l’économie et la politique. Quoi de plus naturel alors pour elle que d’écrire sur ces thématiques ? “Le crépuscule du paon”, publié aux éditions du Rocher, nous amène dans l’arrière chambre de magouilles entre des membres du gouvernement et des entreprises. Pascaline, journaliste confirmée et de renom, jongle avec sa vie personnelle relativement incontrôlable, et l’enquête qu’elle mène sur ces magouilles. Au milieu d’une grève de travailleurs précédant une annonce importante, Pascaline sent qu’il y a anguille sous roche. Et elle creusera jusqu’à découvrir le pot au rose, même si celui-ci est bien plus sale que ce qu’elle pouvait imaginer.

J’ai trouvé intéressant de plonger dans un univers politique que je ne connais absolument pas. On réalise que c’est rempli de magouilles, de pots de vins et de secrets tous plus sales les uns que les autres. Un roman qui met en lumière les dérives de la soif de pouvoir et d’argent, dont l’intérêt devient toujours plus personnel aux dépends de ceux qui font tourner la machine.

Mon avis

Je l’annonce d’emblée, je ne suis vraiment pas férue de politique ni d’économie. Ma plongée dans ce roman s’est donc faite avec une pointe de scepticisme. J’avais très envie de découvrir un nouveau genre qui ne me ressemble pas, mais cela pouvait s’avérer risqué.

Tout d’abord, chaque chapitre concerne un personnage différent, et j’ai dû procéder à quelques allers-retours pendant le premier tiers du roman. J’avais du mal à retenir les noms et comprendre quel était l’élément qui les liait, ainsi que leur rôle. Finalement, je me suis fait une carte mentale des personnages me permettant de me concentrer sur l’intrigue. Malgré le foisonnement de personnages, Pascaline reste le personnage principal et c’est elle que l’on apprend le plus à connaître. On aborde des pans personnels de son histoire et on suit un peu plus ses pensées. C’est à elle que je me suis le plus attachée. C’est la seule d’ailleurs, à part Alice sa seconde que j’ai trouvé rafraichissante. Mais comment nous attacher à d’autres personnages lorsque ceux-ci sont plus vils les uns que les autres ?

On suit l’histoire temporellement, de jour en jour, d’heures en heures, selon la situation de chacun. Certains passages de la vie de Pascaline créent des longueurs et ne sont pas réellement pertinents selon mon point de vue. Mais je comprends que ce soit pour mieux cerner l’impact de son travail de journaliste sur sa vie. Malgré un roman d’à peine 200 pages, il m’a fallu atteindre près des 3/4 de l’histoire pour enfin être captivée par l’intrigue. En effet, les vraies questions ne se posent qu’à ce moment-là et c’est un peu dommage.

En somme

Finalement, ce qui m’a le plus interpelé dans “Le crépuscule du Paon” est la qualité littéraire de la plume de Claire Bauchart. Avec une maîtrise impressionnante des mots, son écriture m’évoque une étoffe de soie tissée par les artisans les plus prometteurs ! En ressort une histoire qui ne m’a certes pas passionné par son propos, mais subjugué par sa qualité.

 

A propos Victoria MARION

Rédactrice littérature, gastronomie, mode, high tech, jeux de société et tourisme/voyage.

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