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MOUCHE’ : Marie Lebey aux éditions Léo Scheer

Est-ce au moment de se confronter à sa propre mort que l’on s’interroge sur celle de sa génitrice ?Marie Lebey offre à son lecteur un roman d’amour littéraire à sa mère. Certes de nombreux griefs les opposent. Mouche’ , surnom assez original pour une grand-mère, vit dans un monde qu’elle s’est crée.

Depuis le mort de son mari et d’une de ses filles, Mouche’ a écarté de sa vie toutes les souffrances et se protège de l’amour. Elle repousse sa fille en se retranchant dans des histoires familiales, se raccrochant à la littérature comme une ancre pour ne pas sombrer.La narratrice est confronté à cet abandon. Le seul moyen d’exister est de s’opposer de manière drastique à cette mère absente. Elle lit les romans d’auteur dont sa mère a une image négative. Elle collectionne les conquêtes pour faire un pied de nez à sa mère qui a aimé très peu d’homme. Son refus de lui ressembler se situe même dans l ‘éducation qu’elle prodigue à ses enfants.Cependant, cette lutte est inefficace et elle constate que ce qui la lie à cet être fragile est un amour absolu. Elle ne prononcera jamais ces mots de manière orale. Elle lui déclame cet amour par écrit. Les paroles sont souvent difficiles à exprimer donc elle prend la littérature comme alliée pour panser ses blessures et proclamer ce lien d’amour qui les unit.Ce roman contient une dose d’humour, d’humilité et de retenue parfois, qui accentuent la véracité des sentiments éprouvés.

Extrait du livre

«Mes trois garçons s’étaient attachés à cette grand-mère belge un peu braque, qui refusait d’être appelée mamie pour prendre le nom plus énigmatique de mouchka, qui signifie bonne-maman en russe, mais que ses petits-enfants derrière son dos surnommaient « mouche’ ».
« Dans mes délires enfantins, je pourchassais les grooms du Grand Hôtel de Balbec, agaçants lutins rouges qui bourdonnaient autour de monsieur Proust, qui, tel un magicien dans sa pelisse doublée de chantoung, faisait apparaître et disparaître leurs pourboires de petits singes. Je rejoignais sur la digue l’orchestre de femmes qui jouait sous le kiosque à musique « Viens Poupoule ».« A la mort de ma sœur, je perdit ma mère. Je devins cette adolescente qui passait inaperçue aux yeux de tous. Et comme c’est toujours les meilleurs qui partent en premier, j’en avais pris pour un bail sur cette terre. »

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