Avec son tome 6, Promise Cinderella fait clairement monter la température d’un cran. Après une explication honnête avec Seigo (cf. tome précédent), Hayame réintègre l’équipe de l’auberge. Un retour en apparence banal… mais qui va rapidement faire exploser les tensions.
Oreco Tachibana continue de tisser une romance triangulaire aussi frustrante qu’addictive, où chaque regard compte et où chaque non-dit agit comme une petite bombe à retardement. Un shōjo pas si sage, qui bouscule les codes autant que les nerfs de ses lectrices/teurs, à retrouver aux Éditions Glénat Manga depuis le 21 janvier 2026.(+14)

Le décor
Les verres s’entrechoquent pour célébrer ce repas réunissant presque toute l’équipe de l’auberge. Une rare après-midi de congé a permis de rassembler la majorité du personnel… y compris Kikuno, l’une des geishas de l’établissement. Issei la regarde d’un très mauvais œil : sans trop savoir pourquoi, il ne la « sent pas ». Frustré, comme toujours, de ne pas pouvoir boire d’alcool à cause de son âge, il encaisse.
Mais l’ambiance bascule lorsqu’un convive propose le fameux Jeu du Roi. Sous ses airs anodins, le jeu agit comme un révélateur brutal. Issei est contraint d’embrasser Kikuno sur la joue. Puis Hayame, piégée à son tour, décrit son « homme idéal »… un portrait qui, aux yeux de la tablée, correspond trait pour trait à Seigo.
Les masques tombent et les frustrations semblent explosent. Blessé, Issei quitte la table. Il est rapidement rejoint par Kikuno, qui profite de sa vulnérabilité pour semer le trouble en le draguant ouvertement… juste au moment où Hayame part à sa recherche.
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Le point sur le manga
Depuis ses débuts, Promise Cinderella raconte avant tout la reconstruction d’Hayame et son émancipation en tant que femme. Ce qui n’était au départ qu’un rapport de domination malsain avec un adolescent qui l’a « sauvée » de la rue s’est transformé, tome après tome, en une relation ambiguë, tendre malgré elle, nourrie de maladresses et d’un attachement qui refuse de se nommer.
Ce tome 6, publié aux Editions Glénat Manga,
est un pur jeu du chat et de la souris émotionnel. Après avoir posé les bases des relations passées et présentes entre les protagonistes, Oreco Tachibana orchestre ici une succession de scènes sous haute tension. Défis gênants, rendez-vous galants, jalousies à peine contenues… Tout concourt à faire monter la pression, avec le sentiment constant que cela pourrait très mal tourner.
Au cœur de ce tourbillon, Hayame demeure étonnamment « aveugle » aux sentiments qu’elle suscite, fidèle à son rôle de femme « raisonnable », tandis que tout brûle autour d’elle.
La grande force du récit réside dans la maîtrise du rythme émotionnel. La mangaka sait exactement quand poser le tourbillon de sentiments, puis retirer ce qu’elle vient à peine de donner.
Elle excelle dans l’art du non-dit, ce malaise doux-amer qu’elle distille à travers des silences et des désirs empêchés !
Et surtout, elle ose mettre en scène une romance entre une femme de 30 ans et un garçon de 17 ans sans naïvement la condamner frontalement. Oreco Tashibana expose les contradictions, les écarts de maturité, les peurs et les désirs inavouables. Son personnage évolue aussi : d’abord brute, défensive, presque agressive, elle s’adoucit progressivement, laissant émerger une féminité fragile mais assumée.
Conclusion
Ce tome 6 est une véritable torture délicieuse 8 et avec ses douze histoires bonus, dans les premiers tirages du titre, on jubille !
Promise Cinderella , publié aux Éditions Glénat Manga, est une romance frustrante. Une série qui joue avec nos nerfs autant qu’avec nos émotions. Et clairement : je suis suspendue !!
Team Seigo ? Team Issei ? Impossible de trancher… et c’est précisément pour ça que ça fonctionne.
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